Le Centre national des renseignements d'Algérie Télécom n'arrive plus à répondre à la forte demande des abonnés de la téléphonie domestique des 48 wilayas du pays et aux appels émanant de notre nombreuse communauté à l'étranger. Malgré les efforts considérables des opératrices, le temps d'attente des abonnés est vraiment considérable pour pouvoir être mis en ligne avec le Centre de renseignement dont le siège est à Alger. En effet, l'avancée de la technologie en matière de la téléphonie a contraint les responsables du secteur en Algérie à prendre le «Train» du renouveau et de la modernité en marche. Des nouveaux équipements ont été importés et un programme de service universel des télécommunications a été intégré dans les zones difficiles d'accès. Il en est de même pour la mise en service du système haut débit DWBM (technique utilisée en communications optiques permettant de faire passer plusieurs signaux de longueurs d'ondes différentes sur une seule fibre optique. Pour des raisons techniques et surtout économiques, les responsables du secteur avaient pris la décision de supprimer le service de renseignement géré auparavant par les différentes opératrices au niveau de chaque wilaya. Le «19» numéro de renseignement ne se trouve plus au niveau de la wilaya ou de la région mais à Alger. L'ensemble des demandes de renseignement des citoyens des 48 wilayas par le biais du «19» sont prises en charge directement par le centre d'Alger. Il en est de même pour le numéro de renseignement à 09 chiffres, utilisé surtout à partir de l'étranger à savoir le 021683030. Jusque- là, tout va bien et ce, malgré la suppression dudit service de renseignement à l'échelle de wilaya. Malheureusement, depuis la disparition depuis 6 mois de l'unique annuaire téléphonique du site d'Algérie téléphonique tout a été chamboulé. Nous n'apprenons rien à personne lorsqu'on dit que les annuaires téléphoniques habituels sur support papier n'ont pas été actualisés depuis l'année 2000. Les annuaires sur Internet sont aujourd'hui la version la plus répandue et la plus utilisée dans le monde, ils sont beaucoup plus faciles à utiliser et plus rapides. Aucune explication n'a été donnée sur le site pour signaler aux abonnés une éventuelle panne ou un incident technique particulier. Plusieurs citoyens avec qui nous avons évoqué ce sujet ont indiqué qu'ils avaient pris attache avec les chefs d'actel et les services concernés au niveau des directions opérationnelles téléphoniques mais sans aucun résultat. Plusieurs autres citoyens ont indiqué également qu'ils avaient signalé ce problème à maintes reprises mais sans résultat. C'est le même cas pour les Algériens résidant à l'étranger qui ne savent plus à quel saint se vouer pour pouvoir demander des renseignements au sujet de la défectuosité du site Web d'Algérie télécom relatif à l'annuaire téléphonique. Selon nos interlocuteurs, seul un ancien annuaire (http://www.vitaminedz.org/annuaire-telephonique) figure sur Internet mais n'a pas été actualisé. Les numéros des abonnés figurant sur cet annuaire ont été changés après l'opération de basculement vers la nouvelle technologie dite «Multiservice Accès Node» (Msan). Ce service de haute qualité fonctionne à la fibre optique a été mis en service, dans le cadre du programme d'Algérie Télécom, visant à moderniser le réseau de l'ADSL. En l'absence de l'annuaire téléphonique sur le site-web, les abonnés continuent de harceler au quotidien les services d'Algérie Télécom, notamment au niveau des Actels, à la recherche d'un numéro de téléphone. Seuls quelques chanceux arrivent à décrocher le nouveau numéro d'un abonné recherché à condition pour eux de faire connaître l'ancien numéro à l'agent d'Algérie télécom. Dans la majorité du temps, la demande des abonnés ne sera pas satisfaite, a-t-on appris auprès de plusieurs clients d'Algérie télécom. «On ne peut pas vous donner un numéro d'un abonné, c'est à lui de se présenter ou de faire la demande.» Telle est la réponse des agents des ACTEL des wilayas, aux citoyens, recherchant un abonné (Fixe) sur le territoire national. Les explications fournies par les citoyens, à savoir : l'abonné en question ne figure pas sur liste rouge, cela ne change rien à la donne. En somme, nos interlocuteurs lancent par notre biais un appel aux responsables du secteur, souhaitant leurs interventions, en ce qui concerne le rétablissement de l'annuaire sur le site web. Nos voisins utilisent les pages jaunes et les pages blanches, pourquoi pas, nous ont-ils lancé.