Le président de la Cour des comptes, Mohamed Fouad Nacir, a insisté, mercredi à Alger, sur la nécessité de poursuivre l'amélioration de la gestion du budget de l'Etat pour maîtriser le déficit.Préconisant, au passage, l'adoption d'une approche de gestion axée sur les résultats. C'était lors de la présentation, à l'Assemblée populaire nationale (APN), d'un exposé d'évaluation sur le projet de loi de règlement budgétaire de l'exercice 2022 devant la commission des finances et du budget. Durant cette réunion tenue sous la conduite du président de la commission, Mohammed Hadi Oussama Arbaoui, et consacrée à l'audition du président de la Cour des comptes, Mohamed Fouad Nacir, a indiqué un communiqué de la chambre basse du parlement, Mohamed Fouad Nacir a présenté les principaux indicateurs d'exécution du budget de l'exercice 2022. Rappelant, au passage, a poursuivi la même source, le contexte dans lequel la Loi de finances 2022 avait été élaborée. Marqué, a observé le président de la Cour des comptes, par l'amélioration de la situation sanitaire mondiale et la mise en place de mesures visant à soutenir financièrement les entreprises et les ménages ayant contribué à la relance de la croissance économique. L'intervenant, a poursuivi le communiqué de la Chambre basse du parlement, a également mis l'accent sur l'importance de la bonne préparation des programmes d'investissement. Proposant, à l'occasion, de ne financer que les projets ayant atteint le niveau de maturité requis, et ce, afin d'éviter les retards d'exécution et le recours récurrent à la réévaluation. Pour sa part, Mohammed Hadi Oussama Arbaoui, le président la commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN), a estimé que la synergie entre la Cour des comptes et le pouvoir législatif, d'un côté, et le pouvoir exécutif, de l'autre, permet un contrôle financier efficient contribuant à l'amélioration des performances économiques de l'Etat. Soulignant, au passage, que le rôle de la Cour des comptes en tant qu'outil essentiel pour le suivi de l'exécution des politiques publiques, la correction des dysfonctionnements et le renforcement de la discipline budgétaire dans les entreprises et les administrations publiques. Fin octobre dernier, le directeur général (DG) du Trésor et de la gestion comptable des opérations financières de l'Etat au ministère des Finances, Hadj Mohamed Sebaa, a fait savoir lors d'une audition devant la Commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre de l'examen des dispositions du projet de loi de finances (PLF) pour l'exercice 2025, présidée par Mohamed Hadi Oussama Arbaoui, président de la commission, que la valeur des investissements du Trésor, accordés sous forme de crédits à divers organismes publics (en cours d'engagement), a atteint 5.969,12 milliards DA, consacrés au financement de 267 projets répartis sur 11 secteurs économiques. Ces crédits, a-t-il indiqué, ont bénéficié à plusieurs organismes publics, dont la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), l'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), l'Algérienne des autoroutes (ADA), l'Entreprise du métro d'Alger et Sonelgaz, ainsi qu'aux entreprises de dessalement de l'eau de mer. Faisant remarquer que Trésor vise, à travers ces financements, à garantir le parachèvement des projets en cours et à lancer de nouveaux projets répondant aux besoins de développement du pays et renforçant les infrastructures de base dans divers domaines vitaux.