Le troisième Salon des "Games & Comic Con Dzaïr" s'ouvre à Alger    La présidente de l'ONSC reçoit des représentants de plusieurs associations nationales et locales    OPEP+ : l'Algérie et 7 autres pays ajustent leur production pétrolière pour soutenir la stabilité du marché    Mme Hamlaoui passe en revue avec le SG de l'ONEC les moyens de renforcer les initiatives entre acteurs de la société civile    Energie et mines: M. Arkab plaide pour une coopération renforcée entre les pays africains producteurs de pétrole    La République sahraouie signe avec la SADC un mémorandum d'entente dans le domaine de l'action politique    Foot/ Amical : Suède-Algérie le 10 juin à Solna (FAF)    Rebiga met en avant à Berlin les engagements de l'Algérie dans la prise en charge des personnes à besoins spécifiques    Une délégation du Parlement prend part aux travaux de la 150e Assemblée de l'UIP en Ouzbékistan    Classement Fifa: l'Algérie 36e mondial, gagne une place    Le président mauritanien reçoit l'envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental    Projet de réhabilitation des forêts de chêne-liège: achèvement des phases de diagnostic et recensement de la biodiversité    MDN: saisie de 41 kg de cocaïne à Adrar    Ghaza: le bilan de l'agression génocidaire sioniste s'alourdit à 50523 martyrs et 114776 blessés    L'Algérie dépose un dossier d'inscription de "l'art de l'ornementation avec des bijoux en argent émaillé de l'habit féminin de la Kabylie" auprès de l'UNESCO    Plus jamais ça !    Adrar: projets de réalisation de chambres froides d'une capacité globale de 20.000 m3    Pour les Algériens, rendez-vous mardi prochain en Afrique du Sud    Abdelli et Gouiri nominés pour l'édition 2025    Large adhésion des commerçants au programme de permanence au deuxième jour de l'Aïd El-Fitr    Les sionistes français sont les seuls responsables de la résurgence de l'antisémitisme    Les opérations de recherche et de secours se poursuivent    L'Aïd, une aubaine pour exceller dans la préparation de gâteaux traditionnels    Oum El-Bouaghi Un entrepôt de l'hôpital incendié    Ooredoo adresse ses vœux au peuple algérien à l'occasion de l'Aïd el-Fitr    Une récolte de plus de 120.000 quintaux d'arachides attendue cette saison    Avec ses importants gisements gaziers, la Mauritanie, par une bonne gouvernance, pourrait devenir le Koweït de l'Afrique du Nord    «Le couscous, racines et couleurs d'Algérie»    Le recteur de la Mosquée de Paris agit-il en tant qu'émissaire à Alger pour libérer l'agent Sansal ?    Tennis/Tournoi M15 Monastir: l'Algérien Samir Hamza Reguig qualifié au 2e tour    Chargés par le président de la République, Saihi et Rebiga participent au 3e Sommet mondial sur le handicap    Football : Suède – Algérie en amical début juin à Stockholm    La bataille de Djebel Béchar, un acte d'une grande portée historique    Le TNA rend hommage à plusieurs figures du théâtre algérien    «La Présidente de la Tanzanie se félicite des relations excellentes unissant les deux pays»    « Préservons les valeurs de tolérance et de fraternité »        L'Algérie happée par le maelström malien    Un jour ou l'autre.    En Algérie, la Cour constitutionnelle double, sans convaincre, le nombre de votants à la présidentielle    Algérie : l'inquiétant fossé entre le régime et la population    Tunisie. Une élection sans opposition pour Kaïs Saïed    BOUSBAA بوصبع : VICTIME OU COUPABLE ?    Des casernes au parlement : Naviguer les difficiles chemins de la gouvernance civile en Algérie    Les larmes de Imane    Algérie assoiffée : Une nation riche en pétrole, perdue dans le désert de ses priorités    Prise de Position : Solidarité avec l'entraîneur Belmadi malgré l'échec    Suite à la rumeur faisant état de 5 décès pour manque d'oxygène: L'EHU dément et installe une cellule de crise    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



MOSTAGANEM, COUTUMES ET TRADITIONS : Mahtar Nania à Sidi Maâzouz
Publié dans Réflexion le 16 - 05 - 2010

Si l'on se conforme à certains principes et coutumes ceux-ci continuent à être entretenus par la population de Mostaganem et ont encore de beaux jours devant eux, alors que d'autres n'ont plus cours, comme c'est le cas du Mahtar Nania, qui a pris le nom de cette femme, dont la renommée est connue et dont on dit d'elle que c'était une "derouicha" et qui a pris fin après sa disparition.
Cette pratique presque méconnue aujourd'hui n'est pas une tradition ni une coutume héritée, mais tout simplement un rite local, dont l'organisatrice était une femme appelée Nania. En ces temps l'on entendait dire d'elle, dans un couplet " Mahtar Sidi Maaazouz, li dartou Nania, ma fih kholta, mefrouse li djatou gah eddinia". On raconte que cette femme ne cessait de fredonner aussi un refrain, reprit par les meddahates et ou elle disait; " Elkit Sbah em gaher, mhaamar loutane ekhali el bahri dellali y kounli m'hine, eya errouhou lel Mejdoub Ya Zaiyrine". Cette femme était aussi la Khdima du saint Sidi Abdelkader de Sefsadjia situé à Tijditt. Mis à part cette coutume unique en son genre, les traditions au fil des siècles, ont été les indicateurs communs de la société et ont fait partie de la vie de nos ancêtres, qui les ont transmises aux générations. Ces traditions ont toujours eu ce lien de cause à effet avec les saints patrons de la ville de Mostaganem, c'est d'ailleurs ce qui ressort de ces traditions constituées de part et d'autres, par des adeptes de ces formes de rituels qui ont de mémoires existés, même si l'on a tendance à les rejeter. Cependant pour certains, ces rites sont une composante additionnelle que l'on met au compte des coutumes, mais prises à controverse. Les saints patrons de la ville et les coutumes ont toujours fait bon ménage et ont toujours fait partie de l'héritage de la cité, on les retrouve d'ailleurs en fouillant, que se soit dans les mémoires, les souvenirs et les temps, pour s'apercevoir de cette constance continuelle, qui met en évidence des pratiques qui n'en continuent pas mois d'exister, alors que par contre d'autres ont disparu. Par moment lorsque l'on ouvre comme on dit le livre des souvenirs, il y a lieu alors de s'inscrire dans ces mémoires qui se perdent au fil des ans pour certaines, mais qui s'imposent parfois à l'esprit des gens à leur évocation. Cependant certaines coutumes et pratiques, comme le Mahtar de Nania se présentent parfois comme des faits divers, que l'on a exclu du patrimoine, par le simple fait de paraître étrange, pour se les remémorer aujourd'hui et se demander, quel pouvait être le sens qu'elles pouvaient avoir. C'est d'ailleurs dans ce contexte que nous revenons à une période assez distincte, il n'y a pas si longtemps. Aussi qui de nous se souvient, de Mahtar Nania dont l'originalité est unique en son genre, car s'il venait à être reproduit de nos jours tout le monde serait scandalisé je dirais, car il y a dans les traditions de cette ville et de ses habitants certains rites qui ne font pas partie du patrimoine coutumier et traditionnel. Mahttar Nania comme on le surnommait, était organisé au niveau de Sidi Maazouz de Tijditt et à l'intérieur du cimetière, à proximité de son mausolée. C'est d'ailleurs à l'intérieur même du cimetière et sur l'esplanade que l'on appel El Msala que se déroulait le Mahtar, avec les « meddahates » accompagnées par les danses rythmées, d'où la célébration de la fête de mariage réservée aux femmes exclusivement comme le veut les coutumes et pour la mariée accompagnée des « berrazate » groupe de femmes mariées et les kheradjate, nouvellement mariées et ce jusqu'au coucher de soleil. Certains de nos jours crieraient au sacrilège, le faite d'organiser un Mahtar dans un cimetière, vu le caractère sacré et inviolable d'un tel lieu. Mais cela s'explique, selon les personnes qui ont connu Nania, par la vénération et l'adoration, qu'elle avait pour le saint patron Sidi Maazouz. On raconte que cette femme était visionnaire par moment, très pieuse et fidèle aux traditions, la raison pour laquelle il est essentiel d'analyser le rapport de cette relation avec Sidi Maazouz, pour se poser la question sur la réalité, qui paraîtrait comme de la fabulation, qui est le symbole fabriquant des mythes par des stéréotypes, que reproduit les caractéristiques, qui sont loin d'être une simple image fictionnelle, mais certainement à cette croyance éphémère aux multiples facettes, qui progressivement, avait dans un sens façonné un mode représentatif imaginaire dans sa liaison avec la croyance, d'où cette image réfléchie, qui certainement s'était imbriquée dans l'esprit de cette femme, jusqu'au dernier souffle de sa vie.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.