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Corniche d'Oran : Les Andalouses de toutes les extravagances
Publié dans El Watan le 30 - 07 - 2008

Le complexe Les Andalouses est assurément l'endroit de la corniche oranaise où on peut rencontrer le plus grand nombre de plaques minéralogiques de toutes les wilayas d'Algérie, de plusieurs départements français et de bien d'autres pays.
Il s'ouvre, en effet, sur une magnifique plage très prisée par les estivants en quête de sécurité et de calme, et aussi pour toutes les commodités offertes permettant un séjour des plus agréables en bord de mer, comme il n'en existe pas dans tout l'ouest du pays. C'est l'un des rares endroits de la corniche oranaise où les familles peuvent flâner le long de l'unique avenue. Le trottoir, assez large pourtant, n'arrive pas à contenir les centaines de promeneurs qui veillent très tard la nuit. Cette grande affluence a favorisé la création de nombreux commerces de toutes sortes, qui sont, d'ailleurs, assaillis par une foule de consommateurs qui se ruent sur les échoppes proposant des crèmes glacées, des boissons fraîches et autres sorbets, thé et café. Les alcools sont inexistants, sauf dans les restaurants dont certains se transforment en sombres bouges à la tombée de la nuit. Au niveau de tous les commerces, les produits sont souvent taxés à des prix qui ne manquent pas de surprendre plus d'un godelureau en survêtement griffé. Le rapport qualité-prix étant déséquilibré au détriment, bien entendu, de la qualité. La nuitée dans tous ces motels, dont beaucoup ont poussé plus vite que des champignons, est aussi hors de prix. Le long de cette large esplanade, qui surplombe la plage à l'entrée du complexe touristique, se dresse une multitude d'espèces de stands faits de bric-à-brac se disputant l'espace entre les tables, les chaises et les immenses barbecues dégageant d'épaisses fumées aveuglantes des grillades, entretenues en permanence par le rôtisseur qui jette, de temps en temps, un bout de graisse animale sur la braise, dans le but de titiller outrageusement les narines chatouilleuses des passants.
Beaucoup de vendeurs proposent toutes sortes de produits manufacturés, dont l'origine asiatique ne fait aucun doute, entassés au milieu des boîtes de conserves, de chips, de biscuits et autres friandises que les clients sont contraints d'acheter devant l'insistance tyrannique d'une progéniture atteinte de noctambulisme aigu. Il faisait chaud cette nuit-là sous la pleine lune, dont la lumière se reflétait sur une mer d'huile où les vaguelettes venaient doucement mourir aux pieds de quelques couples, qui se promenaient le long de la berge. Pas le moindre souffle d'air frais ne venait atténuer cette fournaise que les feux des braseros contribuaient à rendre encore plus insupportable. Et dire que beaucoup de familles avaient quitté la ville en quête d'un peu de fraîcheur. Certains devaient peut-être regretter le déplacement, en pensant aux désagréments de la circulation qu'ils ont subis pour rien, ou presque. Les baraques érigées en guise de kiosques par les jeunes des bidonvilles environnants ne désemplissaient pas. Elles ont été autorisées par la collectivité, a-t-on dit, dans le but de résorber quelque peu le chômage, au moins pendant la saison estivale. Ce qui expliquerait sans doute, les matériaux employés dans la construction des baraques, les équipements et les ustensiles servant à la préparation des repas. L'ancienne assemblée populaire avait projeté la construction d'un marché couvert avec plusieurs stands sur le terrain d'un bidonville, qui s'est constitué autour d'une ancienne ferme. Mais fallait-il encore arriver à en évacuer les occupants. Une tâche ardue puisqu'il faudrait les reloger…
Un marché est, en effet, une opportunité à saisir dans cette région touristique très fréquentée en été, et même hors saison. Durant toute l'année, le complexe ne désemplit pas. Ce qui assure à tous ces gardiens autoproclamés, des rentrées d'argent régulières toute l'année, mais qui sont beaucoup plus importantes durant l'été grâce à l'affluence des vacanciers. Les gardes, bâtons persuasifs en main, ont, en effet, pris possession du moindre petit recoin pouvant servir de stationnement au plus petit véhicule et ont fixé la place entre 50 et 100 DA. Les « étrangers », craignant pour leur bien ne marchandent que très rarement, et paient souvent le double sans rechigner, ou ne le montrent pas. A l'intérieur, les allées inondées de lumière fourmillent de monde en tenue bigarrée rivalisant d'extravagance, dans un perpétuel va-et-vient de vagues humaines créant de petites bousculades auxquelles personne ne semble y prêter attention. Un comportement qui laisse pantois plus d'un. La direction du complexe a dressé des sortes de remparts interdisant les chemins conduisant aux bungalows, les réservant aux seuls résidants pour leur éviter d'être importunés par les centaines de noctambules qui vadrouillent sans but apparent, avec des flopées de gamins qui s'amusent comme de petits fous, se faufilant dans tous les coins, échappant complètement à tout contrôle des parents qui, d'ailleurs, ne semblent guère s'en soucier, occupés qu'ils sont dans des discussions à haute voix où il est souvent question de vacances et de comparaisons avec d'autres sites balnéaires.
C'est l'endroit où se côtoient toutes les classes sociales difficilement identifiables dans cet indescriptible tohu-bohu, de plus, chacun semble enfermé à l'intérieur de son groupe, indifférent à ce qui se passe autour de lui. « C'est au milieu de la foule que je retrouve ma solitude, personne ne fait attention à personne. On se sent plus à l'aise que dans d'autres endroits de la corniche où les gens n'ont d'yeux que pour les passants », a déclaré une jeune fille qui déambule avec ses trois copines sans complexe aucun, alors qu'il était minuit passé. Tôt le matin, des petits groupes d'enfants des villages voisins, tamisent chaque mètre carré de sable, avec un acharnement déconcertant, à la recherche d'éventuels objets oubliés ou perdus par les baigneurs. « C'est incroyable ce que les gens laissent en quittant la plage et perdent en nageant dans la mer ». dit le jeune Amar étonné. « On trouve de tout, avoue-t-il, parfois des objets de valeur sont rejetés par les vagues… Des chaînes, des colliers, des bague. Mais c'est rare. Sinon on serait déjà riches. On trouve des pièces de monnaie, des briquets, quelquefois des bracelets-montres ». Il replonge en riant le nez dans le sable, qu'il défriche avec une certaine patience mêlée à fébrilité impossible à contenir. Après avoir défriché toute la plage en long et en large, et deux fois plutôt qu'une, les jeunes garçons se regroupent pour inventorier leur butin, avant de quitter les lieux sans regrets. La baignade ? Ils ont toutes les vacances scolaires pour y penser. Le soir, les gamins arrivent à se faufiler, avouent-ils, pour assister aux spectacles qui se déroulent en soirée à l'intérieur du complexe.


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