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Match amical France-Tunisie : La Marseillaise sifflée au Stade de France
Publié dans El Watan le 16 - 10 - 2008

Scandaleux », selon le président français, Nicolas Sarkozy, « insultant », d'après son Premier ministre, François Fillon. Les réactions officielles fusent après le sifflement de l'hymne national français lors du match amical mardi France-Tunisie (3-1).
La ministre des Sports, Roselyne Bachelot, a averti que « tout match où notre hymne national est sifflé sera immédiatement arrêté » et « tous les matches amicaux avec le pays concerné seront suspendus » pendant un délai qui restera à fixer. Le ministère de l'Intérieur a pour sa part demandé l'ouverture d'une enquête judiciaire s'appuyant sur les images des caméras professionnelles implantées dans le stade. Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, a suggéré que l'équipe de France de football ne joue plus désormais contre les équipes du Maghreb au Stade de France à Saint-Denis, situé en banlieue parisienne, proposant que les rencontres sportives entre la France et les pays du Maghreb doivent continuer, « mais il faut les jouer chez eux ou alors en province ». Des propos jugés « inadmissibles » par le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray. « Ce serait une faute de pénaliser ces pays, comme la France, en les empêchant de jouer ensemble. » On se souvient des mêmes incidents lors des rencontres amicales France-Algérie en octobre 2001 et France-Maroc en novembre 2007. « Ces Français qui sifflent l'hymne national prouvent qu'ils ne sont que des Français sur papier et que l'intégration de masses étrangères à notre culture est un échec parce que c'est une utopie », a affirmé le président du parti d'extrême droite Front national. Suite aux incidents précédents, la loi française sur la Sécurité intérieure du 18 mars 2003 a créé un « délit d'outrage » à l'hymne national, punissable de 7500 euros d'amende. Mais les observateurs doutent qu'une disposition pénale puisse régler un problème plus profond qu'une question d'outrage. La secrétaire nationale du Parti communiste français, Marie-George Buffet, a estimé que les sifflets lors du match étaient l'expression de gens en « souffrance » qui « ne se sentent pas bien chez nous ». « Il y a peut-être à se pencher sur pourquoi ces hommes et ces femmes, notamment tous ces jeunes (...) éprouvent le besoin de siffler la Marseillaise », a déclaré Mme Buffet. « Ces provocations, après d'autres incidents similaires, sont des révélateurs alarmants d'une déchirure entre une partie de la population française issue de l'immigration maghrébine et la société française », a jugé le Mouvement pour le rassemblement et l'amitié entre les peuples (Mrap).
Malaise français
Déchirure ? C'est le mot qui revient fréquemment à chaque fois que « les violences urbaines » éclatent et occupent le devant de la scène politique et médiatique en France. Ces polémiques ne peuvent plus éluder les problèmes propres aux échecs sociaux et à la précarité — aggravés par l'actuelle crise mondiale — qui touchent de plus en plus de Français. Les délocalisations, la « flexibilité » des contrats de travail, etc., inquiètent l'opinion publique française qui ne reçoit de réponse du pouvoir politique qu'en termes de viabilisation de la peur et de stigmatisation de « l'autre ». Or, le fameux « mal français » qui persiste face à un pan entier de la société issu des différentes immigrations et le déni de la droite face aux jeunes des cités ainsi que l'attitude ambiguë de la gauche ne peuvent être isolés d'un complexe plus profond, à savoir la relation entre post-colonialisme et immigration. L'on semble oublier en France que la République, idée généreuse et humaniste, n'a pas témoigné du même altruisme en France et dans les anciennes colonies. L'universalisme français de l'idée égalitaire, victime de sa propre nature, comme le souligne le penseur Alain Tourraine, s'aveugle de ses propres nuances. Sur le forum internet du Nouvel Observateur, un lecteur fait cette remarque : « Et quand c'est les Corses qui sifflent la Marseillaise – finale de la coupe de France Bastia-Lorient en 2002 –, il se passe quoi ? On rompt les relations avec la Corse ? Et on interdit les clubs corses de jouer en L1 ? » Pour rappel, lors ce cet incident, le président français à l'époque, Jacques Chirac, s'était levé et le speaker avait fait un rappel à l'ordre dans le stade et l'on n'a pas assisté au même tsunami d'indignations.


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