Si l'action d'effritement qui s'exerce sur le talus sur lequel se trouve élevé le mur de clôture du CEM Doubeissi, dans un an ou deux, il n'y aura certainement plus de clôture du tout. Le long de la rue qui monte vers la cité administrative. Sur une longueur de 36 m, selon l'estimation du 1er vice-président d'APC qui dresse à cet effet un PV de constat dont il envoyé une copie à la direction de l'éducation, le mur de clôture, côté rue, menace ruine. « Si rien n'est fait, j'enverrai un autre écrit accompagné du même PV de constat à la direction de l'éducation, mais le wali sera cette fois également saisi », déclare notre interlocuteur. Le directeur du CEM, pour sa part, reconnaît le manque de solidité de la clôture. Une sortie sur le terrain permet de voir ce que cette clôture a de précaire : le mur à briques est attaqué sur le flanc et montre, au lieu de l'indispensable ceinture en ferraille et en béton, des bouts de briques, des fragments de buses et autres matériaux de fortune que rien ne protège contre les intempéries. Un mur de soutènement, bâclé, posé sur une longueur de 10 à 15 m s'est disloqué sous l'effet de ce que le PV de constat désigne sous le terme de glissement. Le mur en tout état de cause ne représente aucune menace pour les élèves, encore moins pour les passants, mais est-ce une raison pour assister à la dégradation des biens de l'Etat sans réagir ?