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L'implant cochléaire, cet instrument de la deuxième vie
Deux ans après le lancement du programme national de lutte contre la surdité
Publié dans El Watan le 14 - 07 - 2009

L'Algérie compte 4 millions de malentendants et près de 80 000 cas de surdité profonde sont diagnostiqués Une prévalence qui a suscité ces dernières années de vives inquiétudes des spécialistes et des pouvoirs publics.
La généralisation de la technique de la greffe d'implants cochléaires, décidée par le ministère de la Santé après avoir été proposée par des spécialistes en ORL, a permis à des centaines d'enfants algériens à sortir de l'isolement, ce qui n'est plus qu'un cauchemar pour les parents. Deux ans après le lancement du programme de lutte contre la surdité, à travers l'implant cochléaire, nous nous sommes rendus dans deux centres hospitaliers à Alger où des enfants et des adultes ont été implantés pour savoir ce qu'ils sont devenus. La plupart d'entre eux sont suivis depuis l'intervention chirurgicale par une équipe dont des orthophonistes, des médecins ORL et les régleurs du processeur.
A ce jour, près de 600 patients ont été implantés à travers les différentes structures du pays dont la majorité a été réalisée entre les hôpitaux de Beni Messous, Mustapha Bacha et Kouba où des salles sont aménagées à cet effet dans les services ORL pour accueillir ces enfants pour des séances de rééducation. Un mois après la pose de l'implant, le patient est convoqué pour l'activation de cet appareil interne en plaçant une partie extérieure qui est un processeur. Le régleur intervient donc pour ajuster l'intensité du son jusqu'à ce qu'il puisse atteindre le seuil de confort. Un réglage à l'aide d'un logiciel se fait mensuellement afin de stimuler le nerf et préparer le malade à la rééducation qui a pour objectif de rétablir une fonction auditive efficace et développer la communication orale. C'est ce que qu'ont pu faire ces orthophonistes que nous avons rencontrés dans les services d'ORL de l'hôpital de Kouba et de Beni Messous. Dévouées complètement à cette lourde tâche, ces rééducatrices se félicitent des résultats obtenus ces deux dernières années. Elles signalent que le constat est plus spectaculaire chez l'adulte qui retrouve le langage qu'il a perdu.
Chez les enfants, cela prend plus de temps, « mais nous avons réussi à les faire sortir de leur isolement. Sur les 80 enfants implantés dans notre service, 80% sont des enfants et nous avons a pu réaliser des résultats satisfaisants ». Le travail consiste à suivre une grille qui liste la perception et l'audition. A l'aide de tests, d'image et autres moyens pédagogiques, l'on apprend à ces enfants à faire la différence entre le son aigu et grave. « Les enfants implantés plus jeunes évoluent positivement en moins de temps », nous signale l'orthophoniste Mme Djeraoud à l'hôpital de Beni Messous qui insiste sur le rôle des parents qui est primordial dans la réussite de cet apprentissage. Elle relève par ailleurs, le problème de distance qui empêche certains enfants à suivre régulièrement leur rééducation. « Ce qui peut freiner cette évolution », a-t-elle signalé. Et d'ajouter que l'équipe d'orthophonistes doit être renforcée pour pouvoir prendre en charge plus de malades. Adelhak, Abdou, Fares, Djamila, Farid, sont des enfants qui ont été opérés à des périodes différentes à l'hôpital de Kouba. Dans cette salle destinée à devenir leur espace de découverte d'un monde de sons et de couleurs qu'ils fréquentent une fois par semaine, nous avons rencontré des enfants timides âgés respectivement de 4, 5, 6, 2 et 3 ans accompagnés de leur parents. Autour d'une table, ils se préparent à une séance de langage et de sons, mais sont un peu perturbés par notre présence et celle de l'équipe médicale. Les rééducatrices témoignent de la progression dans l'acquisition du langage chez ces enfants.
« Depuis leur prise en charge, ces enfants sont devenus plus calmes et moins agressifs. Ils se sont attachés à nous et ils s'appliquent de mieux en mieux », nous dira une des orthophonistes qui ne cache pas son dévouement pour aider ses enfants à s'introduire dans un nouvel environnement qui était jusque-là inaccessible. « Je leur ai ramené les jouets de mes enfants, et d'autres collègues ont acheté avec leurs propres moyens des jouets sonores. Notre souci est de tout faire pour que ces patients sortent de l'isolement et vivent comme tous les enfants », a-t-elle ajouté. L'émotion était à son comble lorsqu'une maman nous dit qu'elle n'a jamais réalisé que sa fille pourrait un jour prononcer le mot « maman ». « Abdou est aujourd'hui scolarisé dans une école pour les enfants normaux. Regardez son carnet scolaire, il a eu de bons résultats et il passe en deuxième année primaire. C'est un grand bonheur pour moi et pour toute la famille », témoigne une autre maman sans pourvoir retenir ses larmes. Certains d'entre eux arrivent aujourd'hui à prononcer une phrase complète et c'est extraordinaire, nous dit encore l'orthophoniste.
En quoi consiste l'implant cochléaire ?
Un implant cochléaire est un dispositif médical électronique destiné à restaurer l'audition de personnes atteintes d'une perte d'audition sévère à profonde et qui comprennent difficilement la parole à l'aide de prothèses auditives. Aujourd'hui, il existe dans le monde 4 fabricants d'implants cochléaires non expérimentaux, listés dans cet article par ordre décroissant du nombre total d'implants posés. Schématiquement, une ouverture est opérée à l'arrière de l'oreille pour procéder à la pose de l'implant. la pose commence par l'implantation d'un porte-électrodes (une vingtaine) dans l'oreille interne, d'une antenne et d'un stimulateur dans le cuir chevelu, un microphone porté à l'extérieur en contour d'oreilles est relié à ce système pour capter les sons et les transmettre directement au nerf auditif. L'intervention dure près de deux heures, sous anesthésie générale. « Ces opérations nécessitent une haute technicité chirurgicale et consistent à introduire un appareil électronique à l'intérieur de la cochlée de l'oreille pour exciter le nerf et stimuler l'audition. Cet appareil qui coûte près de 20 000 euros, donc 2 millions de dinars, a pour but de remplacer la cochlée déficiente », expliquent les spécialistes qui insistent sur l'importance du suivi du patient après cette intervention chirurgicale. La rééducation est une étape aussi importante dans la prise en charge, puisque le succès de cette technique dépend à 80% du suivi rigoureux de séances de rééducation orthophoniste.
Comment fonctionne-t-il ?
Tous les sons du langage et tous les bruits sont captés par un microphone. Le processeur convertit les sons dans un code d'excitation nerveuse. Une antenne (fixée par aimantation en regard de l'implant) transmet cette information à travers la peau au moyen d'ondes radio. L'implant décode ces ondes radio, puis envoie des impulsions électriques au faisceau d'électrodes implantées dans l'oreille interne - la cochlée. Les électrodes implantées dans l'oreille interne stimulent les fibres du nerf auditif. Le cerveau analyse les signaux dans ses aires auditives et les interprète comme des sons.


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