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Les femmes algériennes à la conquête de la modernité : avancées et freins
Publié dans El Watan le 07 - 03 - 2012

L'objet de cette contribution est d'expliciter une opinion à laquelle j'adhère depuis que j'ai commencé à m'intéresser aux problèmes sociaux de mon pays.Opinion sans cesse renforcée sous l'effet conjugué de mes réflexions et de mon expérience.
Si cette journée du 8 mars est l'occasion de faire le point sur les avancées des femmes algériennes et les freins qui s'y opposent dans les différents domaines de la société algérienne, je dirais que dans toutes les sociétés, et de tout temps, les femmes apportent leur contribution, comme les hommes, à la croissance économique, à la culture et à l'équilibre social. Souvent plus que les hommes.
Mais, je considère que la relation de compétition homme/femme, aujourd'hui, est l'un des principaux obstacles au progrès de la société algérienne, car l'homme n'est pas encore prêt à vivre avec son égal. La modernité et la promotion de la femme ne doivent plus être un obstacle à la vie de couple. Elles ne doivent en rien dévaluer la relation homme/femme. On peut dire que le seul pouvoir de l'homme n'existe que par ce qu'il domine. Il s'agit, majoritairement, de femmes qui en sont la cible.
Cela fait très peur aux hommes de voir des femmes qui ne seraient pas celles dont ils rêvent traditionnellement. Encore mieux, cela ne fait pas peur aux femmes, car elles ont moins de problèmes avec leur féminité. Elles se sentent femmes et veulent le rester. Toutes les femmes que j'ai rencontrées m'ont avoué vouloir une égalité dans la différence. Elles sont ministres, chefs d'entreprise, occupent des postes à haute responsabilité, mais disent vouloir, avant tout, et comme le veut la tradition, rester le pilier de la famille. La femme algérienne ne veut pas qu'on lui renvoie une image de dame de fer, elle préfère incarner la sagesse de celle qui prend soin de sa famille et celle qui est célibataire et ayant des ressources appréhende la solitude et rêve encore de prince charmant.
La satisfaction de la femme viendrait davantage de la cellule familiale que de la réussite au travail. Il est possible que les générations futures ne ressentiront ou ne reconnaîtront pas cette vérité. Mais la seule école de sentiments moraux authentiques est une société égalitaire. Un égal n'est pas un ennemi. Commander c'est aussi savoir obéir et celui «qui ne sait pas obéir ne saura jamais commander». L'idéal est de préférer une société où chacun peut alternativement commander et obéir. Et dans la vie telle qu'elle est aujourd'hui, rien ne permet, hélas, de cultiver ces vertus. La famille, si elle est constituée sur des bases équitables, pourrait être la véritable école des vertus de la liberté, de l'égalité, de la sympathie, du respect de l'autre, de l'amour de l'autre, de vie commune affectueuse, sans pouvoir d'un côté ni obéissance de l'autre…
Une famille construite autour de l'idée de douceur de vivre ensemble. Voilà ce que devraient être les relations homme/femme. On y pratiquerait ces vertus qui sont nécessaires dans toute la société, si l'on veut que le garçon d'aujourd'hui, homme de demain, applique les mêmes règles morales qu'il a reçues au sein de sa famille. C'est pour cette raison que le rôle de la femme dans la progression de la société est primordial. Pour permettre à la femme algérienne d'être le pilier de la famille, tout en la laissant libre d'utiliser ses facultés et sa chance favorable qui s'offre à elle pour accomplir son destin qui lui semble le plus souhaitable, l'Etat doit réinventer la vie privée de la femme. L'amélioration de la condition de la femme passe, par exemple, par l'aménagement des horaires de travail, en mettant à sa disposition des structures d'accueil des jeunes enfants…
Aussi, par le progrès de la modernisation scientifique et politique (bienfaits de la démocratie) pour venir à bout des obstacles qui bloquent la femme dans sa participation à concilier sa vie professionnelle et familiale. Mais comme la femme a conservé la charge mentale et matérielle, la femme algérienne moderne découvre les affres de «la double journée» faite à la fois de surmenage et de culpabilité. En effet, la femme, après une journée de travail, dès qu'elle rentre chez elle, doit aussi s'occuper de sa famille.
L'homme étant le produit de la femme, il est aussi «victime» de l'inconfort de cette «fausse éducation» qui ne prend pas en considération de l'accablement de la femme par le poids d'une vie professionnelle et familiale. Il s'agit de ne se comparer à aucun modèle de société qui ne reflète nullement notre algérianité. Nous n'avons pas réussi parce que nous avons importé d'autres modèles qui ne collent pas à notre société. Nous avons nos propres spécificités et nous devons trouver notre propre modèle, où l'objectif de chacun (homme et femme) serait l'épanouissement de l'autre, où la culture, la science et les arts seraient les seuls garants de l'évolution de l'Algérienne et de l'Algérien et l'ouverture de leur esprit.
Dans nos rapports homme/femme, il s'agit de transformer la dialectique de l'Avoir qui conduit vers la compétition et le conflit par la dialectique de l'être qui conduit vers l'union et l'amour pour un vivre ensemble doux et harmonieux.


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