«C'est mon sport, c'est mon combat, je suis le patron, je suis le champion», a déclaré lors d'une conférence de presse le champion WBA, WBC et IBF des moyens. Invaincu en 37 combats, dont 33 avant la limite, Golovkin, 35 ans, n'a pourtant pas les faveurs des bookmakers qui lui préfèrent Alvarez, de huit ans son cadet,qui sera surtout soutenu par une très grande partie de la T-Mobile Arena en raison de la proximité du Mexique et de la Californie en ce samedi, jour de l'indépendance mexicaine. «C'est le plus grand jour de ma carrière, cela va être un vrai combat, avec beaucoup d'argent en jeu», a insisté Golovkin, surnommé «GGG». Devenu père pour la deuxième fois la semaine dernière, Golovkin n'a toutefois pas souhaité aborder le sujet : «Ne me parlez pas de ma famille, je suis concentré sur la boxe». Son entraîneur Abel Sanchez a révélé que le Kazakh n'avait pas quitté son camp d'entraînement dans la vallée de Big Bear (Californie) pour assister à la naissance de l'enfant à Los Angeles, mais qu'il s'était rendu au chevet de son épouse le lendemain. «Il m'a dit : ‘‘Le bébé viendra que je sois là ou pas, j'ai déjà fait ce que j'avais à faire''. C'est quelqu'un pour qui la famille est très important, mais il est vraiment très, très concentré sur ce combat», a prévenu Sanchez. Alvarez, surnommé «Canelo» en référence à sa chevelure rousse, s'est contenté du strict minimum lors de sa conférence de presse: «Je ne parle pas beaucoup, je veux juste dire que je suis prêt, je sais que cela va être un combat difficile», a-t-il déclaré. Véritable star au Mexique, Alvarez, 27 ans, affiche à son palmarès 49 victoires (34 avant la limite), pour une défaite et un nul.