Aïn Franine et Kristel. Parmi les personnes interpellées, il y a 3 individus chargés d'organiser ces opérations d'émigration clandestine à destination des côtes espagnoles, a-t-on appris de sources sécuritaires. Les clandestins se sont cachés dans des maisons abandonnées lorsqu'ils ont été surpris par les gendarmes. Les unités d'intervention ont récupéré à Kristel une embarcation pneumatique, un véhicule, des moteurs, trois bouées de sauvetage, du carburant, des sommes de 800 euros et de 5 millions de centimes. A Témouchent, aussitôt l'automne arrivé et les plages devenues désertes, comme chaque année, il ne se passe pratiquement pas de semaine depuis le 1er octobre sans qu'au moins deux tentatives émigrations clandestines soient avortées. Depuis, au total, pas moins de 80 candidats à l'émigration ont été arrêtés, voguant sur des canots pneumatiques. Quant aux tentatives qui aboutissent, il n'y a que les familles des harraga qui le savent. Ainsi, ces deux derniers jours, deux groupes ont été appréhendés. Hier, à 3 h, 8 harraga âgés de 19 à 28 ans, le huitième ayant 48 ans, ont été stoppés à 8 milles de la plage de Terga. Ils sont tous originaires d'Oran, sauf un de Sidi Bel Abbès, ils avaient pris le départ de la plage El Djenna (Oran), ce qui laisse penser qu'ils ont dérivé vers l'ouest au lieu de voguer en ligne droite. Jeudi, vers 1h30, 16 autres harraga ont été interceptés par les gardes-côtes. Parmi ces jeunes âgés entre 23 et 36 ans, originaires de Témouchent, Oran et Biskra, il y avait une femme enceinte. Ils ont été découverts à 14 milles de la plage de Sbiat, un site vierge de toute habitation, dans la commune de Msaïd, au nord de Témouchent.