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Les aveux du Pentagone
Guerre sans images en Irak
Publié dans El Watan le 17 - 11 - 2005

La télévision italienne a visé juste, car ses informations d'une réelle gravité se sont avérées fondées. L'armée américaine les a effectivement confirmées, mais cela pose problème sur cette guerre devenue secrète, et sans image, sauf bien entendu des fameux embedded, ces journalistes embarqués dans les bagages de l'armée américaine.
L'autre problème, c'est la classification du phosphore blanc dont l'usage a été reconnu après bien entendu qu'il ait été révélé. Est-ce une arme chimique ? Oui sauf pour les Américains. En tout état de cause, l'armée américaine a utilisé du phosphore blanc lors des opérations contre la ville irakienne de Falloujah fin 2004, a confirmé un porte-parole du Pentagone. « Nous l'avons utilisé comme arme incendiaire contre des combattants ennemis », a déclaré le lieutenant-colonel Barry Venable en réponse à une question. La chaîne d'information italienne RaiNews 24 affirmait le 8 novembre, dans un reportage, que les forces américaines avaient utilisé le phosphore blanc à Falloujah en novembre 2004. Selon la Rai, cet agent provoquant des brûlures mortelles aurait servi contre des civils, parmi d'autres armes chimiques. « Le phosphore blanc est une arme conventionnelle. Ce n'est pas une arme chimique », a répliqué mardi le porte-parole américain : « Il n'est pas illégal ». « Nous l'utilisons en priorité comme un agent obscurcissant, pour des écrans de fumée ou pour illuminer des cibles », a-t-il précisé. « C'est toutefois une arme incendiaire qui peut être utilisée contre des combattants ennemis. » Le lieutenant-colonel Venable a expliqué la technique d'emploi du phosphore blanc mise en œuvre à Falloujah. « Quand vous avez des forces ennemies à couvert, que votre artillerie à explosifs puissants n'a pas d'impact et que vous voulez les sortir de ces positions », a-t-il dit, « l'une des techniques est de tirer du phosphore blanc dans la position. Les effets combinés du feu et de la fumée, et dans certains cas la terreur causée par l'explosion, les feront sortir des trous, de façon à ce que vous puissiez les tuer avec des explosifs puissants ». « Les forces américaines n'utilisent pas de napalm ni de phosphore blanc comme une arme », avait nié Robert Tuttle, l'ambassadeur américain en Grande-Bretagne, dans une lettre mardi au quotidien britannique The Independent. Le reportage de RaiNews était fondé sur le témoignage d'un ancien combattant américain déclarant avoir « vu les corps brûlés de femmes et d'enfants ». Il donnait également la parole à des civils de Falloujah décrivant « une pluie de feu sur la ville » et des personnes mortellement brûlées. Ce qui donne une tout autre image de la destination de cette arme. Tous les témoignages soulignent surtout l'état des cadavres - brûlés - dans des vêtements demeurés intacts. C'est véritablement une guerre secrète qui ne révèle pas des statistiques ou si peu. Comme les pertes irakiennes, estimées il n'y a pas si longtemps à des dizaines de milliers. La Mission d'assistance des Nations unies en Irak (Manui) a estimé dans son dernier rapport que près 30 000 civils ont été tués en Irak depuis le début de la guerre en mars 2003. « Le prix payé par les civils, notamment les femmes et les enfants, au cours des activités militaires en cours, appelle à une réflexion supplémentaire sur la nature et le déroulement du conflit et sur la proportionnalité du recours à la force », fait remarquer la Mission dans son rapport qui relève que « les campagnes répétées d'attaque à la bombe contre des civils et des mosquées laissent craindre que les relations communautaires ne suivent un schéma de peur, d'animosité et de représailles ». La Manui a décrié également les opérations militaires et de sécurité menées par les Forces de la coalition et les forces irakiennes pour leur impact négatif sur les droits de l'homme. « Les opérations de sécurité massives menées par la police irakienne et les Forces spéciales de la Coalition continuent de violer les règles destinées à protéger les droits individuels, lors des perquisitions et des détentions », précise la Mission. Les questions liées à la situation des personnes détenues par les Forces de la Coalition, « pour des raisons impérieuses de sécurité » et le rétablissement de la peine de mort en Irak, ont été également soulevées dans le rapport qui souligne que plus de 10 000 familles ont été déplacées en raison des opérations en cours dans les gouvernorats d'Al Anbar et de Ninive, déplorant que l'accès des personnes déplacées aux services de base soit gravement entravé. La Manui déplore également l'entrave à l'accès de l'assistance humanitaire, y compris la détention de médecins et l'occupation par les forces armées des hôpitaux dans le cadre des opérations à Al Anbar. Par ailleurs, le gouvernement irakien a lancé mardi une enquête sur le cas de prisonniers, en majorité sunnites, détenus sans décision de justice dans un centre du ministère de l'Intérieur, révélant un nouveau scandale touchant aux droits des détenus en Irak, après celui d'Abou Ghraïb. Le Premier ministre, Ibrahim Jaâfari, a annoncé une enquête sur les cas de 173 détenus qui auraient été torturés et mal nourris. L'armée américaine avait été au centre d'un scandale révélé par la presse au printemps 2004 pour de mauvais traitements infligés à des prisonniers irakiens à Abou Ghraïb, à l'ouest de Baghdad. Le Premier ministre a fait état de la création d'une deuxième commission chargée d'étudier « les conditions de détention dans les autres centres en Irak et de déterminer le nombre total des prisonniers ». Selon une source officielle, les détenus, en majorité des sunnites, avaient été découverts par des soldats américains lors d'une descente dimanche soir dans un bâtiment du ministère de l'Intérieur à Baghdad. « Ils étaient détenus sans décision de justice et l'armée américaine les a transférés dans un autre lieu de détention » à Jadriyah, dans le sud de Baghdad, a déclaré cette source sous le couvert de l'anonymat. La mission de l'ONU en Irak s'est fait l'écho récemment de nombreuses plaintes sur la détention, sans ordre de justice, de suspects par les services de sécurité irakiens, dominés par les chiites. C'est là, l'une des plus graves conséquences que pourrait avoir l'invasion de l'Irak. C'est la montée du sentiment communautaire, et aussi sinon davantage, celui de la vengeance contre une communauté qui avait exercé un pouvoir sans partage, et exclu les autres. C'est l'appréhension de très nombreux Irakiens et aussi des pays arabes qui poussent à la tenue d'une conférence nationale, rendant dérisoires toutes les formules comme la nouvelle Constitution ou les élections à tout prix dans un pays menacé d'éclatement.

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