Le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), qui vient de boucler sa première semaine de grève pour des revendications socioprofessionnelles, a prévu pour demain un sit-in devant le ministère de la Santé. «C'est avec la même détermination que nous entamerons la grève la semaine prochaine, avec le sit-in du dimanche 29, semaine qui sera clôturée par le rassemblement auquel a appelé l'Intersyndicale des praticiens de la santé le 3 mai devant le ministère de la Santé», explique le SNPSSP dans un communiqué rendu public jeudi. Le Syndicat se félicite de la mobilisation des spécialistes autour de leur plateforme de revendications, qui a suscité 75% de suivi, et estime que «cette semaine promet d'être décisive, car nos confrères du SNPSP entreront en grève le 30. Les uns comme les autres connaissent l'importance d'être ensemble, unis dans l'action». Outre les revendications propres aux spécialistes luttant pour la révision du statut des spécialistes de santé publique et la levée de la discrimination en matière d'imposition, le SNPSSP adhère à la plateforme commune de l'intersyndicale de la santé, qui regroupe le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat national des psychologues (Snapsy). L'intersyndicale exige, entre autres, le respect des libertés syndicales et du droit de grève ainsi que l'amendement des statuts particuliers et la révision du régime indemnitaire. L'intersyndicale compte saisir le Bureau international du travail pour des «dépassements» et autres «anomalies». Les syndicats dénoncent aussi les retraits sur les salaires des grévistes et le recours à la justice pour la répression des grèves.