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Malaise dans les campus
Suicide d'un étudiant à l'université de Tizi Ouzou
Publié dans El Watan le 16 - 03 - 2006

L'université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (UMMTO) traverse une zone de turbulence depuis deux années. Le climat régnant au niveau des campus aussi bien qu'à l'intérieur des résidences universitaires est devenu « psychologiquement intenable », affirment les étudiants. Le cadre de vie s'est énormément dégradé.
Dimanche dernier, lors du dîner, les résidentes de la cité universitaire (CU) de M'douha ont protesté contre la qualité douteuse de la viande servie. Elles ont organisé un rassemblement devant le siège de l'administration et demandé des explications aux responsables de leur cité. En vain. Le jour-même, les résidents de la CU de Oued Aïssi ont agi, eux aussi, de la même manière, concernant le même produit. « Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Ce genre de situations se reproduit assez souvent dans nos cités, ces dernières années. Mais les responsables de l'administration ne se soucient guère de la santé des étudiants. D'ailleurs, la plupart des étudiants sont atteints d'ulcère de l'estomac, ou du côlon », s'insurgent des résidentes de M'douha. Une virée sur les lieux nous renseigne sur ce qu'est devenue la vie universitaire à Tizi Ouzou. A la cité des garçons de Hasnaoua, les étudiants vivent au milieu d'un interminable chantier de réalisation de nouveaux sanitaires dont la qualité du travail est à déplorer. Des détritus en tous genres s'amassent n'importe où, constate-t-on. La saleté a gagné l'intérieur des pavillons, dont les récents travaux ont été bâclés. Hasnaoua est devenue ainsi l'endroit idéal pour les chats et chiens errants qui se sont installés en toute quiétude. Les coupures d'électricité sont monnaie courante dans ces pavillons où les câbles électriques sont enchevêtrés et dépourvus de toute protection. Le dernier débrayage des travailleurs (44 jours) a lamentablement aggravé les choses. « Nous avons beaucoup souffert pendant cette période de grève où nous étions en session d'examen », témoigne Rachid, étudiant en médecine. Pis, tous les soirs, des bagarres éclatent entre les résidents et des extra-universitaires qui circulent sans être inquiétés.
Insécurité dans les cités U
Les agents de sécurité ne semblent pas concernés par ce problème. La proximité du chantier de réalisation de 2000 places pédagogiques, dont la date de livraison a été encore une fois reportée, facilite l'accès à des délinquants, venus des quartiers limitrophes. Ces derniers n'hésitent pas à exhiber des armes blanches pour menacer les étudiants et les travailleurs qui seraient tentés de les faire sortir de l'enceinte universitaire. Les responsables locaux des œuvres sociales et le directeur de la cité sont mis à l'index et accusé de ce laisser-aller. « Nous les avons interpellés à maintes reprises, mais ils refusent de nous écouter et de prendre en charge nos doléances. Ils préfèrent jouer l'apaisement et la manipulation de certains résidents pour éviter toute protestation », dénoncent les résidents de Hasnaoua.
Mauvaise gestion
Le climat d'insécurité s'est aussi installé à la CU de Oued Aïssi où deux résidents ont été délestés de leurs téléphones portables par un groupe d'inconnus. Ces agressions se répètent assez souvent dans cette cité, située dans un endroit isolé. A la cité de jeunes filles de M'douha, la situation est plus alarmante, remarque-t-on. Cette résidence où sont entassées plus de 3600 étudiantes est livrée à elle-même. Les résidentes accablent le directeur de la cité et l'accusent de mauvaise gestion des affaires de la cité. « Nous vivons le calvaire que ce soit à l'intérieur et à l'extérieur de la cité. Nous sommes constamment agressées par des extra-universitaires qui s'infiltrent à l'intérieur de notre résidence grâce à la complicité de certains agents et des fonctionnaires de l'administration qui les connaissent parfaitement. Certains délinquants s'infiltrent tard dans la nuit, sans être nullement inquiétés. C'est grâce à la mobilisation et la solidarité des résidentes que nous arrivons à faire face à ce problème, signalé vainement à la direction de la résidence. La nuit, des individus jettent des pierres à l'intérieur des chambres, en proférant des obscénités contre nous », se plaint Naïma, représentante des étudiantes. L'insuffisance du nombre d'agents de sécurité complique davantage la situation. Les résidentes de la CU soulèvent d'autres difficultés concernant les conditions d'hébergement, de restauration et d'accès à certains loisirs. « Les pavillons sont dégradés et nécessitent un sérieux travail de réfection qui n'est pas le premier souci de l'administration. Les eaux s'infiltrent à l'intérieur de nos chambres à travers la toiture qui s'effrite progressivement. L'hygiène fait défaut. Les détergents et désinfectants ne sont jamais utilisés pour l'entretien des pavillons. D'ailleurs, ce sont les filles qui prennent en charge tous les frais pour l'achat des ampoules électriques et le remplacement des serrures », ajoute une autre résidente, dépitée.
Les étudiantes en colère
La boiserie des fenêtres tombe en morceau, et certaines vitres sont remplacées par des morceaux de bois en contre-plaqué et des cartons, remarque-t-on. La tuyauterie des salles d'eau et des sanitaires est détériorée. « Les filles se douchent dans les chambres. Cette situation est à l'origine de désagréments pour les corésidentes. Cet hiver, les chauffages n'ont pas été allumés et l'utilisation des résistances provoque d'incessantes coupures du courant électrique. La literie est usée et insuffisante pour nous protéger contre le froid », déclarent les étudiantes qui ajoutent : « Nos chambres sont surchargées et les étudiantes en fin de cycle arrachent difficilement des chambres individuelles que des fonctionnaires de la wilaya dans le cadre du préemploi squattent grâce à la bénédiction de l'administration. Ces extra-universitaires bénéficient d'autres privilèges concernant la restauration. » L'occupation du deuxième restaurant de la CU de M'douha par les services locaux des œuvres universitaires (DOUH) a provoqué l'ire des résidentes qui demandent que cette institution soit déplacée. « Des personnes profitent de la présence de la DOUH à l'intérieur de notre cité pour se promener entre les pavillons durant la journée. C'est pour cette raison que nous avons demandé à ce que cette administration soit transférée et afin de libérer le restaurant qui nous soulagera des files d'attente », réclame-t-on par ailleurs.A la nouvelle CU de jeunes filles de Hasnaoua II, la situation est semblable, s'accorde-t-on à dire. La mauvaise qualité de la restauration contraint les résidentes, dont le nombre dépasse les 18 000, à cuisiner dans leurs chambres. Le nombre d'accidents survenus à cause des explosions des bouteilles de gaz butane est en nette augmentation. Les étudiantes affirment aussi que le pain est rationné, ce qui provoque des rixes entre les étudiantes et les agents de la restauration. L'alimentation en eau potable à Hasnaoua II se fait assez souvent avec des citernes, ajoute-t-on. A propos du transport universitaire, les étudiants sont unanimes. Il est géré anarchiquement, affirment les membres des comités autonomes des étudiants qui précisent : « Les chauffeurs ne respectent pas les horaires. Les étudiants qui terminent leurs cours à 18h font des kilomètres à pied pour regagner leurs cités. Ceux qui bénéficient du transport suburbain empruntent des fourgons privés à des prix élevés », proteste-t-on.


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