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Plaidoyer pour le dessalement de l'eau de mer à Béjaïa
Publié dans El Watan le 19 - 03 - 2006

La crise de l'eau, qui touchera à l'horizon 2025 un peu moins de trois milliards de personnes, n'épargne pas notre pays, qui est classé en dessous du seuil de pénurie.
Dans cette guerre mondiale de l'eau qui prend forme, l'option du dessalement de l'eau de mer prend de plus en plus l'importance d'une arme indispensable pour une meilleure mobilisation des ressources en eau. Le sujet est d'actualité et a été traité à l'université de Béjaïa dans le cadre d'un séminaire organisé sous le thème « Le dessalement de l'eau de mer et des eaux saumâtres par les membranes d'osmose inverse ». Parce que cette expérience a fait ses preuves dans les pays du Golfe, qui détiennent plus de 50% du marché mondial de cette eau, le séminaire a été organisé avec la collaboration d'un centre de recherche du sultanat d'Oman, Middle East Desalination Research Center (MEDRC). Troisième du genre dans notre pays, ce séminaire, qui s'étale sur quatre jours, est destiné au personnel exerçant dans les installations industrielles et les unités de dessalement et aussi aux universitaires et chercheurs dans le domaine du dessalement et traitement des eaux. 133 pays dans le monde utilisent le dessalement de l'eau de mer à travers quelque 17 000 stations qui produisent quotidiennement plus de 38 millions de mètres cubes. Chez nous, la production actuelle d'eau dessalée dépasse les 661 000 m3/j. Soit quelque 2% de la capacité de production mondiale. Près de la moitié profite aux municipalités. Jusqu'à fin 2005, 67,01% de la production provenaient de la mer. Les deux premières stations qui ont vu le jour dans notre pays l'ont été à Arzew dans les premières années post-indépendance. Depuis, d'autres unités ont suivi, dont une vingtaine de petites stations qui sont actuellement fonctionnelles. L'essentiel des grandes stations de dessalement est entré en production au début des années 2000. D'ici une douzaine d'années, l'Etat entend réaliser plus de 30 autres stations de dessalement au Hamma, à Béni Saf, à Tlemcen, à Skikda, à Cap Djinet, à Mostaganem, à Douaouda, à Zéralda, à Ténès, à El Tarf... Celle projetée à Béjaïa, et que gérera l'ADE, sera d'une capacité de 50 000 m3/j. D'ici là, à l'horizon 2019, nous dépasserons largement les 40 millions d'Algériens. En 1962, la ressource en eau annuelle était de 1500 m3 d'eau potable par habitant. Dans une quinzaine d'années, elle reculera, selon les chiffres soulignés par le MEDRC, jusqu'à 430 m3/habitant/an. Plus de 43% de la production nationale de l'eau dessalée sont obtenus par un procédé de traitement appelé l'osmose inverse (RO). Un système que les spécialistes qualifient d'économique comparé au procédé de l'évaporation. Pour les besoins de l'opération, la prise d'eau à traiter, et qui suppose des installations plus ou moins importantes, s'effectue, entre autres, en pleine mer ou par des forages côtiers. Selon Mme Sophie Bertrand, experte chez Veolina Water Systems (France), cette technique permet de réduire « en une seule étape une large gamme de polluants et l'usage de certains réactifs chimiques (coagulants et désinfectants) ». Pour Safia Taleb, professeur à la faculté des sciences de l'université Djilali Liabès de Sidi Bel Abbès, le dessalement de l'eau de mer n'est pas sans impact négatif sur l'environnement. « En effet, pour un litre d'eau douce, ce sont en moyenne deux litres d'eau fortement concentrée en sel qui sont rejetées dans la mer, injectées dans le sol, avec, pour ces derniers, un risque important d'augmenter la salinité des nappes et un risque de pollution », soutient-elle.

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