Dahv am sari, ou «De l'or tel quel», est le nouvel album, de 8 titres, que vient de déposer, chez les disquaires de Kabylie, le chanteur, Ahcène Harrouche, distribué par les éditions Miracle. Dans Dahv am sari, on peut écouter encore sept autres titres dans lesquels on ne manquera pas d'apprécier la synchronisation des timbres vocaux du duo, comme dans Tin hamlagh (Celle que j'aime), Dhissin anchenou, (A deux, nous chantons), Yeb-ded wa awal (C'est le moment de la décision), etc. Tout au long de l'écoute des huit chansons, l'auditeur aura le plaisir de «savourer» le rythme musical et la voix limpide du chanteur et surtout la douceur de la belle voix féminine de Gigi, suivant merveilleusement dans chaque chanson, sauf dans Yesvar wul (Le cœur en patience) où la voix du chanteur émerge. Concernant les textes, notre artiste a beaucoup apporté pour donner un tonus à ses compositions, afin de mettre au diapason les chaudes et mélodieuses voix du duo aux paroles, pour être, en quelque sorte, dans l'air du temps. En écoutant cet album d'Ahcène Harrouche, on est certes vite emporté par l'harmonie des rythmes musicaux, mais pour les textes, le chanteur semble favoriser la répétition en rime d'une seule strophe pour certains titres, dont les paroles sont composées très simplement, voire banalement. Et cela plaît, dans des occasions, telles que les fêtes de mariage et autres circonstances joyeuses. Les débuts d'Ahcène Harrouche dans la musique remontent aux années 1980, nous dira-t-il, alors qu'il était lycéen à Tizi Ouzou. Il compte 17 autres chansons inscrites dans les registres de l'Onda (Office national des droits d'auteur) et enregistrées à la Chaîne II de la Radio nationale. Parmi ces œuvres figure un tube apprécié par le public, Yellis n taddart iw (Ô fille de mon village !) et qui a été repris par d'autres chanteurs. Les précédentes œuvres d'Ahcène Harrouche ont été éditées chez Nabil Hamzaoui (Editions Irath). Avant de replonger dans le chant et les galas, comme récemment à Akaoudj (Ouaguenoun), notre chanteur s'est éclipsé pendant plus de 20 ans, pour des raisons «diverses», avouera-t-il.