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les derniers témoins de la zone II racontent
Commémoration du 1er novembre 1954
Publié dans El Watan le 03 - 11 - 2013

Aujourd'hui, 59 ans après, c'est avec beaucoup d'émotion que Mohand Larbi Mézouari relate les détails du quotidien des djounoud au maquis.
Rachid Adjaoud, Mohand Larbi Mézouari, Méziane Aslat, anciens officiers de l'élite de l'ALN dans la zone II de la wilaya III lors de la guerre de libération nationale ont livré, jeudi 1er novembre, des témoignages poignants sur les batailles menées dans la région de la Soummam, lors d'une conférence organisée par la faculté des sciences sociales de l'université de Béjaïa, à Aboudaou, à l'occasion de la commémoration du déclenchement de la valeureuse guerre de libération nationale.
«La wilaya III a été l'une des dernières régions du pays à rester debout face aux meurtrières campagnes de l'armée française qui ont décimé presque toutes les autres armées vers la fin de 1959», relate Rachid Adjaoud, ancien secrétaire du colonel Amirouche, qui a entamé la publication de ses mémoires l'année passée. L'auteur du livre Le Dernier témoin, paru aux éditions Casbah en 2012, a expliqué ensuite que le manque d'armes a été l'un des soucis majeurs du colonel Amirouche et du chef historique Krim Belkacem lors du déclenchement de la guerre de libération nationale.
«Nous n'avions pas d'armes. On organisait des cotisations et s'organisait pour récupérer des armes de l'ennemi», enchaînait l'ancien secrétaire de Amirouche. Ce n'est qu'en mars 1955 que les armes commençaient à arriver après que Amirouche s'est déplacé personnellement en Tunisie, à la base de l'est pour demander que des armes soient envoyées au maquis. Les djounouds se rendaient jusqu'en Tunisie pour en chercher. Beaucoup mourraient sur la route, surtout après l'installation de la ligne Morice du nom d'André Morice, ministre de la défense français en 1957.Selon Adjaoud, «80 % des djounoud de l'armée de la wilaya III sont morts au cours de l'opération Jumelles. L'armée de la wilaya III était l'une des dernières à survivre après 1959», poursuit Rachid Adjaoud.
Mohand Labri Mézouari avait 19 ans lorsqu'en 1954 il rejoint les rangs de l'ALN. Aujourd'hui, 59 ans après, c'est avec beaucoup d'émotion qu'il relate les détails du quotidien des djounoud au maquis. «On voyait la mort chaque jour mais on avait jamais perdu de vue notre seul objectif, l'indépendance», raconte l'ancien membre d'élite de l'ALN dans la région de la Soummam. Il relate ensuite en détail l'une des plus grandes batailles de la zone II, livrée du côté d'Iamouren, à Ighram le 28 juin 1959. «Durant 48 heures, les djounoud subissaient les tirs de mortiers, les rafales d'avions et des attaques au napalm. C'était un véritable déluge qui a duré plus de 48 heures».
Cet ancien officier de l'ALN se souvient encore comme si c'était hier. «L'armée coloniale française a utilisé des armes de destruction massive en Algérie. Nous en sommes témoins», lance-t-il avant d'entamer de narrer en détail ce que ses hommes ont vécu durant ces 48 heures d'enfer évoquant, les larmes aux yeux, le souvenir des frères d'armes morts sur le champs d'honneur, à l'instar de Arezki Malgache, Ali Baba et d'autres. «La guerre d'Algérie a été un succès exemplaire qui a mené le peuple algérien au recouvrement et la restauration de l'indépendance nationale et ceci grâce à la glorieuse armée de libération nationale soutenue par le vaillant peuple algérien», tient-il à préciser en rappelant les conditions «horribles» dans lesquelles les Algériens vivaient durant le colonialisme. «Les Algériens n'avaient aucun droit, le colonialisme leur reconnaît tout juste le fait d'être nés en Algérie, d'être indigènes et autochtone. Dans la seule université existante à l'époque, il n'y avait que 700 étudiants algériens. L'accès aux études de médecine était uniquement réservé pour ceux issus de parents naturalisés français. C'est une véritable discrimination raciale», continue-t-il.
Son frère d'armes, Méziane Aslat a enchaîné ensuite avec un des rares témoignages livrés jusqu'ici, concernant le bataillon de plus de 400 hommes envoyé par Amirouche aux Aurès en 1959 pour s'enquérir de la situation devenue insoutenable après la mort du chahid Mustapha Ben Boulaid. «Nous savions que les frères dans les Aurès ne s'entendaient plus après la mort de leur chef, Ben Boulaid. C'est au cours de ce périple vers les djebels de l'est que nos bataillons ont été encerclés par les armées coloniales durant 24 heures», relate Méziane Aslat qui se souvient comment, aux Aurès, il a appris la mort de Si Amirouche et Si El Houès. «Amirouche et Si El Houès ont été tués pas loin de l'endroit où nous sommes passés, à Djebel Tameur, Ain Melh à Boussâada. Un endroit découvert et jusqu'à présent je ne comprends pas comment Si Amirouche a pu passer par un endroit pareil. Lui qui était le plus avisé d'entre nous et prenait toujours ses précautions. Comment une telle chose lui a-t-elle échappé ?», s'est interrogé Da Méziane.


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