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L'université algérienne encourage-t-elle les étudiants à l'entrepreneuriat ?
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Publié dans El Watan le 02 - 12 - 2013

Le développement économique et social de notre pays dépend de sa capacité à créer et à développer des produits et services nouveaux. La création d'activités et la création d'entreprises participent ainsi pleinement à ce processus, et il est indéniable que nos diplômés de l'enseignement supérieur soient associés dans cette nouvelle dynamique de culture entrepreneuriale.
Pour rappel, le système d'enseignement supérieur en Algérie est un système public. L'éducation est accessible à tous. «L'Algérie compte un nombre impressionnant d'universités, écoles supérieures, instituts… Le nombre de diplômés universitaires s'élève chaque année à environ 600 000 », déclare Mourad Bergheul, expert consultant formateur et administrateur principal du réseau «innovdjazair».
Il faut savoir que les universitaires sont de plus en plus impliqués dans les activités entrepreneuriales. C'est ce qu'a révélé l'enquête «Global Entrepreneurship Monitor (GEM)» sur l'entreprenariat en Algérie. Peut-on alors dire que l'université algérienne encourage les étudiants dans la voie de l'entrepreneuriat ?
Pour y répondre, nous nous sommes rapprochés de quelques équipes de porteurs de projets ayant créé leurs start-up dans le cadre de la seconde compétition annuelle des jeunes entrepreneurs 2013 organisée par Injaz El Djazaïr, avec la participation de 660 étudiants et 12 grande écoles et universités algériennes, en l'occurrence : Usthb, UST Oran, ESI, EPAU, ENP, ENST, ENSTP, HEC, ENSH, ENSSMAL, INELEC, MBD M'sila.
Injaz El Djazaïr est une filiale d'Injaz Al Arab, une association à but non lucratif qui s'adresse aux jeunes dans 15 pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Cette association vise à valoriser le potentiel entrepreneurial de ses étudiants, à travers un programme qui consiste à accompagner des jeunes dans la concrétisation de leurs projets et la création d'entreprise. Pour les besoins de l'enquête, nous nous sommes entretenus avec les fondateurs des cinq start-up suivantes : Solstice, Dz Genius, ErgoBios, PackPub et Aaslama.
«L'université Algérienne n'a jamais donné de l'importance au monde de l'entreprenariat»
Il apparaît que les profils techniques ce sont eux qui créent des entreprises qui correspondent à leur domaine de formation.
Nos interlocuteurs s'accordent à dire que les écoles et universités algériennes ne donnent pas d'importance au monde de l'entreprenariat.
C'est ce qu'a déclaré notre interlocuteur de Solstice, selon qui le cursus universitaire fourni est assez étroit pour pouvoir adapter ce comportement et le faire développer parmi les étudiants, en ajoutant que «le développement des pays occidentaux et l'importance qu'ils donnent à l'entreprenariat nous poussent à nous incruster dans ce genre d'initiative, et tout ça c'est réalisé en s'appuyant sur internet».
Pour sa part, Abderrahmane Naït Amar de dz Genius déclare que «le programme universitaire n'apprend rien dans le domaine de l'entreprenariat».«L'université algérienne a longtemps négligé l'entrepreneuriat», nous dit l'équipe d'Ergobios. «Sans le programme Indjaz, je n'aurais eu aucune idée sur l'entrepreneuriat. Et même les conférences organisées à l'école ne tournent qu'autour de l'architecture, le patrimoine, l'urbain…», affirme notre interlocutrice de Aaslama.
Quels changements apporter au système éducatif ?
Pour favoriser le développement de l'esprit d'entreprendre, on nous dit qu'il faudrait éveiller cet esprit dès l'école fondamentale : expliquer aux jeunes la signification de l'acte d'entreprendre et leur faire découvrir le fonctionnement concret du monde professionnel. Cependant, il est nécessaire qu'au niveau de l'enseignement supérieur, les écoles et universités s'engagent en parallèle : chacune devrait pouvoir proposer, par exemple, une filière spécialisée, un incubateur. L'université doit devenir un environnement professionnel qui ressemble à celui de l'entreprise. Il convient de ne plus s'appuyer sur des cursus universitaires standardisés.
Certains préconisent, par ailleurs, d'accorder plus de temps libre aux étudiants, d'abord pour leur permettre d'assister à des conférences et événements sur le sujet, ainsi que l'introduction de cours de management et de gestion dans les programmes.
En outre, selon Mourad Bergheul, consultant-formateur et administrateur principal du réseau «innovdjazair», il y a un autre facteur déterminant qu'il va falloir prendre en considération durant le cycle de formation. Il s'agit d'allier la théorie à la pratique pour permettre aux étudiants de s'imprégner des réalités entrepreneuriales dans notre pays.
L'environnement socio-économique est-il favorable à l'entrepreneuriat ?
Sur ce point, les avis sont mitigés. Pour certains, bureaucratie, manque d'éthique de travail et d'engagement, la démotivation des jeunes, leur manque de connaissance dans le domaine et instabilité économique… telles sont les raisons qui font que l'environnement socio-économique en Algérie ne soit pas propice à l'entreprenariat.D'autres pensent que la situation socio-économique en Algérie est assez favorable, car le pays manque beaucoup de besoins qui devraient être fournis.
Doit-on enseigner l'Entrepreneuriat dans nos Universités ?
Selon l'administrateur principal du réseau «innovdjazair», l'entrepreneuriat peut faire l'objet d'un enseignement académique en Algérie. De tels enseignements existent de par le monde, et l'Algérie, avec son potentiel en termes d'infrastructures universitaires, peut dispenser cette formation qui fait cruellement défaut et peut répondre ainsi aux objectifs exprimés par les pouvoirs publics.
Ces objectifs visent avant tout à éveiller et sensibiliser les étudiants diplômés ou en fin de cursus qui envisagent à très court, moyen ou long termes de créer leur propre entreprise pour les aiguiller et les orienter à l'effet d'avoir une vision claire sur la création d'entreprise, une option de carrière et développer ainsi en eux des attitudes favorables par rapport à des situations entrepreneuriales.
A ce niveau, il s'agira de mieux préparer nos étudiants à réfléchir, à analyser et surtout agir dans des situations en tant qu'entrepreneurs.
L'enseignement de l'entrepreneuriat peut être un instrument pédagogique ; c'est-à-dire un moyen d'apprendre autrement de façon à ce que l'étudiant découvre l'entreprise et son environnement partant d'un projet de création d'entreprise.
- Un instrument promotionnel de la politique d'emploi ; conçu pour créer des activités, des entreprises et surtout de l'emploi et de participer au développement économique dans un territoire. Surtout que le marché de l'emploi en Algérie se heurte aux nombreuses difficultés, notamment l'absorption de la masse importante de diplômés.
- Un instrument académique, un moyen de développer un nouveau corpus de connaissance et pourquoi pas à terme une nouvelle discipline.
Qu'en est-il dans d'autres pays ?
D'après Mourad Bergheul, les objectifs de l'enseignement à l'entrepreneuriat dans certains pays se focalisent principalement sur deux volets et qui sont complémentaires, à savoir le développement de l'esprit d'entreprendre et le développement socio-économique. Si nous prenons, par exemple, les Etats-Unis, ils mettent l'accent sur la stimulation des projets entrepreneuriaux orientés principalement vers la croissance. Pour d'autres pays, comme le Royaume-Uni, l'objectif de l'enseignement à l'entrepreneuriat est lié au développement de l'esprit d'entreprendre.Certains pays en Europe, à l'instar de l'Italie, la Pologne, l'accent est mis beaucoup plus sur le développement économique, la création d'entreprises et la création d'emplois.


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