Dans la nuit du 28 au 29 novembre dernier, les fortes chutes de pluie qui se sont abattues sur la région, ont endommagé plusieurs tronçons de la voie ferrée. Depuis une semaine, le train Béchar-Oran est à l'arrêt et les voyageurs, pour leur déplacement vers le Nord, utilisent le transport terrestre. Car, dans la nuit du 28 au 29 novembre dernier, les fortes chutes de pluie qui se sont abattues sur la région, ont endommagé des tronçons de la voie ferrée en quatre points différents. A une cinquantaine de kilomètres au nord de Béni Ounif, non loin du lieu-dit Oued Lakhdar, le terrain inondé s'est affaissé sous le poids des importants volumes d'eau et la locomotive a déraillé et s'est renversée. Cette nuit là, les voyageurs bloqués ont pu regagner leur domicile grâce à la solidarité de tous en pareille circonstance, et en particulier, de celle d'un transporteur privé qui a bien voulu mettre à la disposition des voyageurs désemparés des autocars de sa compagnie pour le retour sur Béchar. Mais le train de la ligne Béchar-Oran n'en finit pas de faire grincer les dents car les usagers de cette ligne sont, depuis le 10 juillet 2010, date de lancement de cette ligne, confrontés à l'inconfort du voyage dû à la vétusté des wagons et autres incommodités liées à la sécurité à l'intérieur des compartiments. L'arrêt des navettes en direction des villes du nord est venu aggraver encore une situation peu reluisante en matière de voyage non sécurisé qui s'effectue, rappelons-le, sur une durée de 11 heures. D'autres usagers s'interrogent encore sur l'expertise qui a été faite pendant la construction de la voie ferrée, et qui devait prévoir et éviter notamment la détérioration de celle-ci en cas, précisément, d'intempéries. Pour rappel, une dizaine d'entreprises nationales et une française ont participé à la construction de cette ligne ferroviaire qui a été livrée et mise en exploitation au mois de juillet 2010.