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Avis aux amateurs
Formation en agriculture végétale
Publié dans El Watan le 16 - 03 - 2016

Cultures maraîchères, environnement et propreté, arboriculture fruitière… l'INSFP de Bougara forme des techniciens supérieurs en agriculture. Mais pas seulement.
L'Institut d'agronomie offre aussi la possibilité à toute personne d'accéder à des formations qualifiantes spécialisées de courte durée. Les métiers de l'agriculture, boudés par les jeunes en mal de formation, donnent pourtant, une fois devant ces activités, envie d'y consacrer sa vie.
L'Institut spécialisé en agronomie de Bougara (Blida), ex-ITMA, est un fleuron de la formation professionnelle.
Créé en 1953 pour former des agents d'agriculture, il sera érigé en institut technique de moyens agricoles (ITMA) sous tutelle du ministère de l'Agriculture dès la fin des années 1960. L'établissement passe ensuite sous l'autorité de la Formation professionnelle en 1998 et se spécialise dans la formation de techniciens supérieurs (TS). «On forme essentiellement dans deux branches : l'environnement et l'agriculture», informe Tayeb Kamel, le sous-directeur des études et des stages de l'insfp de Bougara, qui produit chaque année une moyenne de 40 TS.
«On compte près de 200 stagiaires en formation résidentielle et environ 600 en qualifiante», poursuit-il. Pour ce qui est des formations dispensées, le responsable explique que celles-ci se divisent essentiellement en deux branches : environnement et agriculture. La première compte plusieurs spécialités comme la gestion et le recyclage des déchets, ainsi que l'environnement et la propreté.
Environnement et propreté
Dans la salle de cours pour les stagiaires nouvellement inscrits, les S1 (premier semestre), une vingtaine de jeunes dont la large majorité est représentée par la gent féminine, installés à des tables en U, suivent sagement le cours dispensé par Mme Madoui sur les stations d'épuration de type industriel. «Je leur enseigne ce qu'est l'environnement, le traitement des déchets, la pollution de l'air, les sciences de la nature. Tout ce qui a trait en fait à l'environnement», précise l'enseignante. Pour ces futurs techniciens supérieurs, la formation dure 30 mois, dont 6 en stage pratique. «Une partie du cursus se déroule en salle et l'autre sur le terrain.
Les apprenants sont directement mis dans le bain pour acquérir les rudiments du compostage, de l'analyse de l'eau et ils travaillent même dans un labo de biogaz», poursuit Mme Madoui.
Pour ce qui est des modules enseignés, la formation environnement et propreté touche pratiquement à toutes les spécialités : gestion des eaux usées et des déchets, pollution atmosphérique, analyse physico-chimique, science de la nature, dessin. «Ils ont aussi des modules complémentaires tels que la communication, les techniques d'expression, les langues, la physique, la chimie et l'informatique», précise-t-elle.
Mais quels peuvent être les débouchés professionnels d'une telle formation ? Les possibilités sont très éclectiques, selon l'enseignante : «Ils peuvent travailler dans tous les domaines. Ils ont leur place dans les structures d'hygiène des hôpitaux, dans lees institutions (APC, daïra, wilaya), dans les entreprises d'assainissement des eaux, dans l'assainissement des cités, dans les stations d'épuration de type industriel et autres. Ils peuvent également se mettre à leur propre compte et créer leurs entreprises.»
Pour Oudoui Mohamed, un stagiaire assis au premier rang, l'objectif est clair : «Je veux travailler dans l'industrie du ciment. J'ai conscience de l'importance de l'environnement et je veux contribuer à améliorer la production du ciment et réduire les émissions de gaz nocifs.» Pour les autres stagiaires, si certains ne voient pas encore leur avenir professionnel, un bon nombre, surtout les filles, optent pour des carrières de salariés dans les bureaux d'hygiène des institutions.
Arboriculture fruitière
Dans la seconde branche, l'agriculture, les spécialités sont plus nombreuses. L'institut dispense des formations en culture maraîchère, arboriculture fruitière, paysagisme, protection des végétaux, élevage d'animaux. «L'établissement assure également des formations non diplomantes (qualifiantes) pour les personnes qui ont des projets ou souhaitent parfaire leurs connaissances et techniques. Celles-ci attirent plus de monde. Nous avons également des thèmes spécifiques pour les parties animale et végétale. Dans cette dernière, on assure des formations rapides en horticulture, arboriculture fruitière, culture maraîchère sous serre», instruit Tayeb Kamel.
Sous une grande serre où sont disposés des petits plants d'arbres fruitiers, Kebilène Lyes, professeur en arboriculture fruitière, explique la teneur de la formation : «Ici, on forme dans l'arboriculture fruitière comestible. Il s'agit surtout des agrumes, des oliviers, des pommiers et des figuiers.» L'apprentissage sur la culture des arbres, l'arboriculture générale et spéciale, se fait à travers des modules comme l'étude des espèces fruitières, la multiplication et la production de plants. «Les stagiaires apprennent à confectionner des pépinières, les techniques de multiplication, l'entretien de vergers et de pépinière, l'étude et la production, le greffage et la taille des arbres», poursuit-il. Pour les deux dernières spécialités, le greffage et la taille des arbres, l'enseignant tire la sonnette d'alarme.
«Ce sont deux spécialités en voie de disparition», déplore-t-il, alors que ces activités sont très bien rémunérées et indispensables pour les producteurs. «Le greffage et la taille permettent de procéder à la multiplication des arbres en maintenant leurs caractéristiques spécifiques. Elles redonnent vie à la plante et permettent d'effectuer le bon choix du fruit. Aujourd'hui, un bon tailleur ou greffeur travaille sur rendez-vous», explique-t-il. Pour ce travail saisonnier, les professionnels touchent 100 à 150 DA par arbre. Un débutant peut greffer jusqu'à 200 plants par jour. «Le greffeur peut travailler sur un hectare de pommiers ou d'abricotiers, généralement jusqu'à 1000 arbres. Faites le compte», assène-t-il.
Et le compte est fait : 150 000 Da pour cinq jours de travail... Et l'investissement est quasi nul : un sécateur, une scie et un escabeau. Donc, avis aux amateurs.


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