La coopération entre les deux pays touche plusieurs filières agricoles, notamment la céréaliculture où un autre projet, concernant le stockage des céréales, est en cours de négociation entre le groupe Blumberg Grain et l'OAIC. L'ambassadrice des Etats-Unis en Algérie, Joan Polaschik, a réaffirmé, hier à Alger, le soutien du gouvernement de son pays à la politique de diversification de l'économie que l'Algérie tente de mettre en place, soulignant la disponibilité des entreprises américaines à s'engager dans des projets d'investissement et de coopération mutuellement bénéfiques. «Nos sociétés disposent d'une expertise avérée dans plusieurs domaines économiques et peuvent la partager avec des partenaires algériens, tout en leur assurant le transfert technologique nécessaire dans une approche de partenariat gagnant-gagnant», a-t-elle indiqué, lors d'un point de presse organisé en marge du Salon international de l'élevage et de l'agroéquipement, Sipsa-Sima, qui se tient depuis mardi dernier à la Safex. La diplomate américaine a annoncé, à cet effet, la signature prochaine, du certificat vétérinaire validé d'un commun accord entre l'autorité sanitaire des deux pays et qui permettra, dès lors, l'importation de bovins laitiers. Le président du conseil d'affaires algéro-américain, Smaïl Chikhoune, a rappelé, à ce propos, l'entrée en exploitation, dès 2017, du mégaprojet lancé par le groupe Lacheb et un consortium américain pour la réalisation, à El Bayadh, d'une ferme devant abriter 22 000 vaches laitières à importer des Etats-Unis. Mme Polaschik a tenu à préciser que la coopération entre les deux pays touche aussi d'autres filières agricoles, notamment la céréaliculture où un autre projet, concernant le stockage des céréales, est en cours de négociation entre le groupe Blumberg Grain et l'OAIC. Le groupe, faut-il rappeler, voudrait investir pas moins de 250 millions de dollars dans l'implantation, en Algérie, d'une usine de fabrication d'équipements servant à la réalisation d'entrepôts de stockage pour céréales et autres denrées alimentaires. Une offre technique et financière pour la réalisation de 200 entrepôts de stockage a été également soumise par le groupe aux autorités algériennes, en mai dernier. L'ambassadrice américaine est revenue, par ailleurs, sur la problématique de la règle des 51/49% régissant les investissements étrangers en Algérie, en indiquant que cette mesure «convient beaucoup plus aux grandes compagnies qui ne trouvent pas d'inconvénient à s'y conformer, contrairement aux PME dont certaines ne peuvent pas s'y adapter». Et d'ajouter que l'Algérie gagnerait à «améliorer son climat des affaires, à lancer le e-commerce et à atténuer la lourdeur bureaucratique». Au plan commercial, Mme Polaschik a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 5,1 milliards de dollars, en 2015, représentant 3,3 milliards de dollars d'exportations américaines et 1,8 milliard de dollars en importations.