Ayant coûté la bagatelle de 157 milliards de centimes, la nouvelle piscine olympique implantée à l'intérieur de l'Ecole nationale des sports olympiques (ENSO) de Sétif est fermée. Au grand regret des nageurs et des abonnés, pris en otage. La complaisance des responsables ayant laissé faire la direction actuelle de l'Office de parc omnisports de la wilaya (OPOW) qui a bien manigancé son coup pour accaparer l'espace miné de malfaçons et d'une multitude de réserves, non réglées jusqu'à ce jour, a donné le coup de grâce à une structure bâtie pour construire l'élite de demain. Selon certaines indiscrétions, la plomberie défectueuse serait à l'origine de la détérioration des chaudières qu'on change tels de vulgaires fusibles. Pour colmater le bricolage qui a la peau dure à Sétif, où l'impunité est de mise, les maîtres des lieux ont, nous dit-on, commandé de nouvelles chaudières. Ils vont par la suite faire appel à un plombier pour expertiser et réparer le cas échéant les installations d'une structure qui n'est toujours pas fonctionnelle. D'après nos sources, l'avis de l'expert, qui n'a pas omis d'émettre d'innombrables, réserves est sans appel. La situation catastrophique de la piscine continue à faire couler beaucoup d'encre et scandalise de nombreux cadres, qui montent au créneau : «Le moment est venu pour mettre un terme aux agissements de la direction de l'OPOW qui a réussi par bon nombre de subterfuges à tromper l'ex-wali. La clochardisation de la piscine a atteint un seuil intolérable. Trouvez-vous normal qu'un tel bijou passe en peu de temps entre les mains de 15 responsables, obligés la mort dans l'âme à jeter l'éponge ? Comme nos différents appels n'ont pas trouvé d'oreille attentive au niveau de la tutelle (le ministère de la Jeunesse et des Sports s'entend), où des gens ont peur de rendre des comptes, on réclame une commission parlementaire car il s'agit avant tout de l'argent du peuple.» Ce groupe de cadres a en outre mis le doigt sur un autre scandale : «Equipé d'un matériel de dernière génération le Centre des loisirs scientifiques (CLS) est fermé depuis 2007. Le même sort est réservé à l'auberge de 50 lits. A qui profite la dilapidation des deniers publics ? Nous invitons le nouveau wali, faisant des visites de chantier son cheval de bataille, à effectuer une visite inopinée à la piscine, au CLS et à l'auberge implantés dans le même site.» Pour connaître la position de l'administration, nous avons contacté la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Sétif. Le premier responsable du secteur, qui a promis de nous rappeler, n'a pas jugé utile de nous éclairer.