Dans une déclaration transmise, hier, à la presse, la coordination des archs révèle que des délégués, dont Belaïd Abrika, « ont été victimes, jeudi, d'une tentative d'assassinat exécutée par une bande de barbouzes à la solde de la mafia locale et nationale, notamment celle des lieux de débauche ». Selon les rédacteurs de la déclaration, c'est au moment où Abrika devait animer une conférence avec les blessés que des « sbires à visage découvert accompagnés par des gendarmes en civil, armés de couteaux, de haches et de PA (…) se sont attaqués aux délégués présents et particulièrement à Belaïd Abrika dans l'intention manifeste de le tuer ». Le délégué des Genêts aurait été blessé au visage. A travers la déclaration, la CADC s'attaque directement aux propriétaires de deux cabarets de Mechtras et à la gendarmerie. Pour les archs, il y a une synchronisation entre les différentes actions contre eux, les délégués engagés dans une opération d'opposition au retour de la gendarmerie, annoncée comme l'ultime moyen des pouvoirs publics pour combattre le phénomène de l'insécurité, qui a pris des proportions inconnues dans d'autres régions du pays. De nombreux observateurs se demandent si ces actes (interpellation d'Abrika et l'agression de jeudi dernier) ne sont pas destinés à remettre au-devant de l'actualité un mouvement quasiment mis aux oubliettes ? En accusant la gendarmerie d'être directement ou indirectement liée à l'agression de jeudi, les archs veulent démontrer que ce corps de sécurité n'a pas changé depuis les événements d'avril 2001, ce qui leur donnerait raison de vouloir s'opposer à son redéploiement, au moment où la population affiche une certaine indifférence à l'égard de cette question.