Les éditeurs de la presse électronique appellent à nouveau à la levée du blocage dont fait l'objet le site de TSA (Tout sur l'Algérie), inaccessible depuis le 5 octobre sur les réseaux des opérateurs publics, Algérie Télécom et Mobilis. «Nous nous élevons énergiquement contre cette censure que le gouvernement ne veut pas assumer. Elle porte atteinte aux libertés d'expression, de la presse et la liberté d'entreprendre. Nous demandons aux parties concernées de lever sans délai ce blocage et de respecter le droit de l'accès à internet», lit-on dans un appel signé par 20 éditeurs de la presse électronique, rendu public hier. Selon la même source, la campagne de solidarité avec TSA se poursuit et les éditeurs des journaux électroniques ont décidé de s'organiser pour défendre la filière. «Cette initiative visant à organiser la filière de l'édition de presse électronique connaît un large mouvement d'adhésion. Elle compte aujourd'hui plus d'une trentaine d'adhésions à travers le pays et a enregistré le déplacement d'éditeurs, notamment d'Oran, de Sétif et de Boumerdès», ajoute-t-on dans le même document. Devant cet engouement, les initiateurs annoncent leur volonté de créer leur propre association et invitent le ministère de la Communication à retarder la publication du cahier des charges de l'édition de la presse électronique, sans engager de discussion avec les auteurs de la filière. «Le bureau provisoire se tient prêt à contribuer à l'amorce de ce dialogue avec les autorités afin d'optimiser les textes de la régulation et éviter les impasses réglementaires», ajoute-t-on.