Confronté à un vide juridique et à des pressions multiformes, les éditeurs de la presse électronique algérienne se sont réunis pour la première fois. Dix d'entre eux ont rendu public, hier, un communiqué pour dénoncer la situation dans laquelle ils travaillent. Les éditeurs de ces médias électroniques s'insurgent contre le fait que le site TSA n'est plus accessible sur le réseau ADSL. «Nous nous élevons vivement contre cet acte de censure non assumé, qui porte atteinte aux libertés fondamentales d'expression de la presse et d'entreprendre. Nous nous déclarons solidaires de notre confrère TSA et interpellons le gouvernement afin de faire lever ce blocage sans délai», écrivent ces éditeurs. «Nous décrétons que l'absence d'un cadre légal de l'exercice de la presse électronique ne peut plus se poursuivre en Algérie. Il met judiciairement en danger nos médias, non reconnus par l'autorité de tutelle, et nos journalistes dépourvus de carte de presse», indique également le document. Ils considèrent cela comme «une hostilité». «Cette hostilité aux médias numériques algériens empêche également le développement d'un contenu algérien sur le web au moment où la compétition mondiale des contenus fait rage», note le texte qui appelle à la création d'une association professionnelle. «Nous invitons tous les éditeurs de presse électronique producteurs d'information en ligne à rejoindre la réunion préparatoire à l'assemblée générale pour constituer leur association professionnelle», notent les éditeurs.