La famille Ketmir vit dans l'inquiétude depuis mercredi dernier, jour de la disparition de la jeune Nabila. Sortie de la maison de ses parents, une baraque sise à la cité Coloniale, vers 13h, elle a été aperçu, quelques instants plus tard, pour la dernière fois alors qu'elle se dirigeait vers la ville. La maison familiale étant proche du centre-ville, Nabila s'y rend souvent pour effectuer des achats. Après une longue attente, l'alerte a été donnée et depuis, les parents, les proches et les amis n'ont pas cessé de sillonner les routes et villages à la recherche de l'enfant. « A cet âge-là, on ne s'égare pas à deux cents mètres de la maison », dit un proche de l'enfant disparue. Cette thèse est en tout cas réfutée par les parents qui privilégient celle de l'enlèvement. L'idée d'une demande de rançon est exclue, soutient-on, car la famille Ketmir est connue comme étant très pauvre. Une plainte a été déposée au commissariat de la ville qui a ouvert une enquête en vue de retrouver la jeune fille. L'inquiétude gagne au fil des jours les parents d'enfants en bas âge dans toute la région. Ils gardent un œil attentif sur leur progéniture et font même l'effort de les conduire à l'école, contrairement à leurs habitudes.