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Prise d'otage ...à l'école
Publié dans Horizons le 11 - 02 - 2014


« Professeur donne cours de maths, physique et chimie », indique une affiche collée sur les murs d'un quartier populaire de la capitale. La grève dans l'éducation, outre son caractère « sauvage », constitue une aubaine pour certains enseignants qui n'hésitent pas à sauter sur l'occasion pour arrondir leurs fins de mois. D'ailleurs, une virée dans les établissements censés être en débrayage suffit pour se rendre compte que le traditionnel « piquet de grève » n'est même pas observé. On vaque à d'autres occupations. Plus ça dure, plus c'est dur ; pour les élèves et leurs parents s'entend. Déjà deux semaines de grève, et le dialogue de sourds entre les syndicats et le ministère de l'Education semble s'installer dans la durée. On ne se soucie guère de ces élèves, pris entre le marteau des examens et l'enclume de la pression psychologique que leur font subir leurs enseignants. Au moment où ces derniers peuvent aisément suivre l'évolution de la prise en charge de leurs revendications, tout en assurant les cours, ils optent plutôt pour le chantage. Car, comment expliquer le fait que les mouvements de grève n'interviennent que durant les périodes d'examens ? Même l'appel du ministre de l'Education, exhortant les syndicats du secteur à « ne pas perdre de vue les intérêts des élèves », n'a, apparemment, pas été entendu par les grévistes qui s'entêtent à jouer aux jusqu'au-boutistes. Advienne que pourra. Le ministère de l'Education qui décide, à juste titre d'ailleurs, de défalquer les journées de grève, d'une part, et les enseignants qui n'ont pas l'intention de lâcher du lest, de l'autre, la situation est des plus complexes. Hélas, l'époque où l'enseignant était plus motivé par sa conscience professionnelle et sa volonté de transcender les difficultés sociales est révolue. Car, non seulement la qualité de l'enseignement laisse à désirer, mais surtout les conditions socioprofessionnelles dans le secteur sont nettement meilleures que celles de l'instituteur d'antan. Celui qui parcourait de longues distances pour rejoindre son école, retrouver ses élèves ; avec le sentiment du travail bien accompli. Sur un autre chapitre, un large fossé sépare ces enseignants qui perçoivent des salaires mirobolants et les parents d'élèves qui, pour la plupart, crèvent la dalle. Ces derniers sont doublement pénalisés : consentir des sacrifices pour assurer à leur progéniture un enseignement de qualité, pour en fin de compte assister, la mort dans l'âme, à l'« extinction » de l'année scolaire et voir planer, de nouveau, le spectre de l'année blanche. La grève du corps enseignant ressemble, toutes proportions gardées, à celle du corps médical. Sauf que si dans le secteur de l'éducation, certains enseignants courent derrière les heures supplémentaires, dans la santé, ce sont les cliniques privées qui en tirent profit, au point où les praticiens grévistes dans le public se découvrent une nouvelle vocation : celle de servir de « rabatteurs » de patients vers les structures privées. Ne dit-on pas que science sans conscience n'est que ruine de l'âme ?

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