Le NAHD est en perte de vitesse, notamment après avoir concédé sa quatrième défaite d'affilée (1-2) face au CAB à Batna. Globalement, les protégés de Biskri ont payé la facture de leurs incalculables occasions ratées face à des Batnéens étaient plus efficaces. Pour parler de cette période délicate que traverse le Nasr, on a contacté le capitaine de l'équipe, Smaïl Gana. Dans cet entretien, le joueur n'a pu cacher son amertume par rapport au revers subi dans la capitale des Aurès. «On a produit une partie plaisante. Je dis que le manque d'efficacité devant le but nous a été fatal. L'adversaire n'était pas plus créatif, mais plus efficace. C'est ça qui a fait la différence», explique-t-il. Aucun point totalisé dans les quatre dernières journées n'est pas une question de blocage d'après Gana. «Il ne s'agit pas de ça. Dans les quatre dernières sorties, le collectif a fourni un rendement appréciable, même si les résultats ne suivaient pas. En football, des fois la réussite n'est pas au rendez-vous, alors que la production est bonne dans l'ensemble». Actuellement, d'aucuns lient cette muvaise passe aux conséquences de la charge d'entraînements imposée par l'ex-coach Bouzidi. En ce qui concerne ce raisonnement, l'enfant du club husseindéen ne veut suivre aucune logique. «Chacun est libre d'avancer ce qu'il veut. Dans certains matches, rien ne marche même si on domine de bout en bout les débats. Notre devoir est de défendre les couleurs de notre club, en appliquant les consignes à la lettre du driver actuel, comme c'était le cas avec son prédécesseur», a-t-il souligné. Une série de déroutes qui va peser certainement avec une pression lors de la prochaine journée, où les capés de Biskri accueilleront le nouveau promu, le WAT. Un match considéré comme le tournant décisif pour les Sang et Or. «Face au WAT, on devra provoquer le déclic et remettre le train en marche. C'est vrai qu'il y a une pression qui commence à se faire ressentir. Ceci dit, on saura la gérer», a-t-il signalé. Au sujet du public, notre interlocuteur a appelé à la patience : «Une équipe jeune comme la nôtre est diminuée sans le soutien permanent de ses inconditionnels. Il faudra s'unir pour dépasser ce passage à vide. Il n'y a pas le feu».