Dans le bruit sourd du choc des civilisations, la France, inquiète de son identité, va interdire le voile intégral. Un sujet qui fait «saliver» xénophobes et «laïcoïdes.» Il mérite bien débat en ces temps où le négoce roi fait du couple voyeur-exhibitionniste une culture unique. A bien voir, «l'art» de ce siècle abhorre le voile intégral mais ne s'émeut point du nu…intégral. Les courbes féminines, beau produit du désir commercial, se négocient à toutes les pubs. Du parfum aux pâtés pour chats, la femme se «découvre» au bon gré du marché. Chez les Gaulois, depuis la révolution, Marianne est un symbole dont on ne voit pas les guibolles, mais où la poitrine déjà se dénude. C'est Gabriel Sénac de Meilhan qui disait que la révolution «est une fatale lumière qui découvre la hideuse nudité de la majeure partie des hommes.» Aujourd'hui, hideuse, elle dévêt la femme.