L'ancien Premier ministre, accuse le Comité pour l'intégrité et la justice d'agir comme « une police secrète ». Pressé par l'Alliance nationale irakienne, composée essentiellement des partisans de Moqtada Sadr, le Conseil supérieur islamique d'Irak et sa Liste de l'État de droit, Nouri al-Maliki a convoqué pour demain le Parlement pour statuer sur la décision des sept magistrats de la commission électorale d'autoriser les 511 candidats, soupçonnés de sympathie envers le Baas, de participer aux élections du 7 mars. Selon les chiites est « illégale». «Le gouvernement souligne l'importance du respect du mécanisme judiciaire et constitutionnel (...) mais retarder l'application de la loi sur l'intégrité et la justice jusqu'après les élections est illégal et non constitutionnel», estime le porte-parole Ali al-Dabbagh. Parallèlement à cette convocation, la commission électorale a demandé à la Cour suprême de repousser du 5 au 12 février le début de la campagne électorale «pour lui laisser le temps de se prononcer» et de se prononcer sur la légalité de la décision des sept juges. Même si celle-ci est «temporaire». «L'instance d'appel, prévue dans la loi sur l'intégrité et la justice, a autorisé à participer aux élections les candidats qui en avaient été exclus jusqu'à ce qu'elle puisse examiner leurs dossiers après le scrutin et en élimine éventuellement» certains, s'il s'avère qu'ils sont liés au Baas. «La cour examinera les dossiers de ces candidats après le scrutin et s'il s'avère qu'ils avaient été membres de l'ancien parti Baas dissous, ils seront éliminés», explique Hamdiya al-Husseini, une responsable de la Commission électorale. «Une nouvelle crise politique s'amorce avec les sunnites et certains chiites. Iyad Allaoui, l'ancien Premier ministre, accuse le Comité pour l'intégrité et la justice d'agir comme une police secrète». «Nous ne savons pas qui sont ses membres, ni comment ils ont été nommés, ni comment il est financé», dit-il. Les Etats-Unis qui s'inquiètent d'une faible participation à ce scrutin de la communauté sunnite et ont accueilli la réintégration des exclus du scrutin du 7 mars par le Comité pour l'intégrité et la justice, comme «une avancée très utile qui permettra l'ouverture et la diversité parmi les candidats» pourraient se fâcher aussi.