L'Algérie prendra part à la table ronde régionale sur la condition féminine dans le Bassin méditerranéen, qui se tiendra à partir de demain à Bruxelles. Plusieurs pays prendront part à cette rencontre qui s'inscrit dans le cadre du programme régional «Promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes dans la région euro-méditerranéenne (EGEP)», financé par l'Union européenne. Les débats porteront essentiellement sur l'analyse de la situation dans l'espace méditerranéen notamment en matière de droits des femmes. Les représentants des pays participant auront à examiner et valider un rapport régional sur la situation de la condition féminine dans la région élaboré sur la base des études de la situation de la condition féminine qui ont été réalisées à l'échelle nationale dans les neuf pays méditerranéens partenaires dont l'Algérie, l'Egypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, le Territoire palestinien occupé, la Syrie …Les 80 participants à cette rencontre définiront par la même occasion les priorités parmi les domaines d'action du programme pour l'année à venir. Des représentants de ministères et d'institutions publiques ayant en charge la condition féminine et les questions liées à l'égalité, animeront, aux côtés de nombreuses organisations internationales et d'experts, les débats, selon l'expérience spécifique de chaque pays conformément au programme pour la promotion des droits de la femme. L'assistance fixera des priorités afin d'assurer l'égalité entre les hommes et les femmes et lutter contre la violence fondée sur le genre. La présentation des résultats des rapports nationaux de l'analyse de la situation permettra aux promoteurs du programme de l'Union européenne EGEP de dresser un tableau exhaustif de l'égalité entre les hommes et les femmes dans cette même région. Pour rappel, les ministres euro-méditerranéens en charge de la condition féminine se sont engagés à intensifier leurs efforts afin de faire du Cadre d'action d'Istanbul un instrument tourné vers des réalisations concrètes. L'ALGÉRIE, PROMOTRICE DES DROITS DES FEMMES Malgré tout ce qui se dit sur la condition de la femme en Algérie, les experts reconnaissent qu'une avancée considérable a été relevée dans la promotion de ses droits. L'évaluation cette année de la stratégie nationale de promotion et d'insertion de la femme, le confirmera certainement. Adoptée en 2008 par le gouvernement, cette stratégie consacre le droit de la femme de participer activement au développement du pays, aussi bien sur les plans économique, social que politique. Les orientations du président de la République, en vue de l'application de l'article 31 bis, confirme la volonté des promoteurs de la condition féminine d'aller de l'avant. Faut-il rappeler que malgré l'évolution du taux des femmes actives, l'implication féminine dans la vie politique est en deçà des aspirations des concepteurs de cette stratégie.