ctions n Les pouvoirs publics semblent bien décidés à «mettre fin à l'anarchie qui règne dans le secteur audiovisuel et de fermer les chaînes privées non agréées». Quoi qu'il en soit, le Premier ministre a déclaré ce lundi, «avoir demandé au ministre de la Communication de fermer ces chaînes». Dans un discours prononcé au Palais de la culture à Alger, Abdelmalek Sellal a précisé que sur 60 chaînes de télévision qui diffusent en Algérie, seules cinq sont agréées par les autorités. Il a assuré que «la loi sera appliquée dans toute sa rigueur». Par ailleurs, plus de 2 millions de CD et DVD piratés devaient être détruits ce matin à Alger par l'Office national algérien des droits d'auteur (Onda), dans le cadre d'une opération de lutte contre le piratage et le respect des doits d'auteur. Les copies piratées devraient être détruites en présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal et de plusieurs artistes. Cette opération a été organisée sur l'esplanade du Palais de la culture Moufdi-Zakaria. C'est dire que c'est une guerre sans relâche contre le piratage des œuvres artistiques et littéraires, que livre présentement l'Onda. Des chaînes de télévision privées » non respectueuses » des droits d'auteurs feront très prochainement l'objet de poursuites judiciaires « en référé » par l'Office, une action pouvant se solder par l'interdiction pure et simple à ces chaines d'exercer sur le sol algérien, selon le directeur général de l'ONDA, Sami Bencheikh El Hocine. A celles qui s'en défendent arguant du fait qu'elles émettent leurs programmes à partir d'un pays étranger et ne sont, de ce fait, pas assujetties au droit algérien, Bencheikh El Hocine a affirmé hier dimanche, qu'elles « ne devraient à ce moment-là avoir sur le sol algérien qu'un simple bureau de représentation avec pas plus de quatre membres, et bien identifiés de surcroit (...) Or, ces entreprises exercent comme des chaines nationales avec tous les moyens lourds et un important nombre d'employés », fulmine le conférencier. Ces chaînes continuent, visiblement, à faire la sourde oreille en dépit des mises en demeure jusque-là adressées par l'Office. « Nous n'avons pas délivré d'autorisation à ces chaines », a-t-il précisé. Tout en s'étalant sur l'immense préjudice moral et financier porté à nos artistes et écrivains, le DG de l'ONDA précise par ailleurs que « dans le cas d'un litige pour piratage d'une œuvre étrangère exploitée en Algérie, et porté dans un cadre international, c'est la responsabilité pénale directe de l'Etat algérien qui est engagée ». D'où la double nécessité de conjuguer les efforts et d'engager tous les moyens idoines de lutte contre le phénomène du piratage, mais surtout l'adaptation permanente des moyens aux avancées technologiques donnant aujourd'hui lieu non seulement à une multiplication des supports, mais aussi à une dématérialisation de l'acte de piratage.