Souvenirs n Rabah Mahiout, ancien militant de la Fédération de France du Front de libération nationale, est de ces journalistes aguerris qui ont côtoyé diverses personnalités, découvrant alors de multiples pays et ayant vécu des situations incroyables, à part. Il est l'un des premiers témoins de la presse nationale au lendemain de l'indépendance. Il a vécu les premiers jours de l'indépendance comme une liesse, puisque l'Algérie tournait une page nouvelle de son histoire, puisque la société algérienne se construisait. Les souvenirs de ces moments, considérés comme uniques, historiques, Rabah Mahiout les a consignés, voire carrément immortalisés dans un livre qui a pour titre «Journaliste du parti, dites-vous ?», paru aux éditions El Othmania. «Dans cet ouvrage, je raconte quelques péripéties de mon expérience dans la presse nationale algérienne», a-t-il dit, lors d'une rencontre à la librairie Chaïb Dzaïr de l'ANEP. Ainsi, le livre très instructif qui comporte de nombreuses informations et références historiques, englobe les innombrables péripéties et aventures journalistiques de l'auteur. Un livre (de souvenirs) dans lequel Rabah Mahiout revient avec un sentiment pétri de nostalgie sur ce qu'il considère comme «ses premiers pas dans ce métier d'exception». Outre sa longue et brillante carrière professionnelle tissée au fil de ses nombreuses expériences et aventures journalistiques, Rabah Mahiout y raconte donc le premier âge de l'Algérie indépendante et l'ambiance qui y régnait. «Les premiers jours, c'était des moments féeriques, il y avait une ambiance fraternelle et militante, on aimait le travail et on bossait avec passion, on se souciait peu si on sera payé ou non», s'est-il remémoré. Rabah Mahiout s'est rappelé, en outre, ses premières grandes sorties sur le terrain. «Que ce soit à El Moudjahid ou à la Télévision algérienne, j'ai effectué beaucoup de grands reportages dans les quatre coins du pays. J'ai couvert l'industrie, l'agriculture, les hydrocarbures et le tourisme. Parmi nos missions, on avait le devoir de mettre en valeur les richesses de l'Algérie», a noté celui pour qui «Il n'existe pas de journaliste non engagé. Chaque journaliste défend des idées auxquelles il croit». Rabah Mahiout a expliqué que «nous étions des militants du FLN». «On nous surnommait journalistes du parti (FLN) lors de nos sorties pour la couverture des événements, d'où le titre de mon livre (Journaliste du parti dites-vous ?) », a-t-il souligné. Ainsi, dans «Journaliste du parti, dites-vous ?», Rabah Mahiout raconte, au fil des pages, avec passion, son métier de journaliste qu'il apprécie fortement. Le livre se veut un récit captivant, plein d'émotions, quelque part un récit à forte charge nostalgique. Toute son expérience, riche et plurielle, heureuse et sensationnelle, étonnante et originale, voire unique, est rapportée dans ce livre présenté, de l'avis de ceux qui l'ont lu, dans une «écri-ture aérée, fluide et idoine». Par ailleurs, le deuxième livre que Rabah Mahiout a signé est intitulé «17 Octobre 1961, crime de guerre à Paris». Un ouvrage qui se veut comme une synthèse d'un point de vue journalistique d'une date marquante de la mémoire du combat libérateur algérien. Un devoir de mémoire, selon l'auteur, vis-à-vis des milliers d'Algériens qui ont péri contre la barbarie de la police française qui avait férocement réprimé une manifestation pacifique.