Performance La chanson targuie vient de se découvrir une nouvelle étoile en le jeune chanteur Dena Bey qui a réussi, en l?espace de quelques années, à s?imposer dans un style de chant des plus complexes. Né en 1980 à Tamanrasset, le jeune prodige a su, grâce à une voix singulière et une bonne interprétation des textes issus de la culture targuie de tradition orale, à se faire une place dans le cercle restreint des interprètes de ce genre lyrique. Occupant rapidement le devant de la scène de la chanson locale, Dena Bey anime régulièrement fêtes et mariages par des chansons puisées du terroir et grâce à un timbre particulier dans l?interprétation d?un genre envoûtant, aimé par les jeunes et inspiré par des vedettes de la chanson targuie. D?un niveau d?enseignement primaire, le jeune virtuose, poussé par son amour pour la chanson depuis sa plus tendre enfance, et son penchant pour la guitare comme instrument d?interprétation, a débuté sa carrière par la constitution, en 1996, d?une troupe amateur dénommée Itrane n?Ahaggar (Etoiles de l?Ahaggar en targui). Son nom circulera d?abord dans son entourage, puis lors de l?animation de fêtes, ensuite sur les ondes de la radio locale Ahaggar, où il enregistre sa première chanson, Dounia, en 1999. Son style est un mélange de tindi rythmant la musique targuie et de jazz occidental, actuellement en vogue dans la région de l?Ahaggar et sur lequel aiment tanguer les jeunes de la région. Les chansons ? Dena Bey en écrira et en composera certaines ? traitent de thèmes liés à l?amour, à la vie des populations de l?Ahaggar et aux liens étroits unissant l?homme Bleu à son environnement saharien et à sa bête de compagnie, le dromadaire. Le jeune Dena Bey doit son succès à un public ? dont le nombre est toujours croissant ? qui l?a poussé à songer à son premier enregistrement, aidé en cela par un producteur tout nouveau sur la scène artistique et lui-même à la recherche de jeunes chanteurs. Il confectionnera ensuite son premier album, Tazoudi n?Ahaggar (du fonds de l?Ahaggar) sous forme de cédérom, en 2003, qui connaîtra un grand succès auprès des jeunes, avant d?en éditer un second sous le titre Tin Rouine (déserts), à l?occasion des fêtes de fin d?année 2004. Ce dernier connaîtra lui aussi un franc succès dans les régions du Sud du pays. Cette réussite tout aussi fulgurante qu?inattendue amènera le jeune Dena Bey à tenter l?expérience du vidéoclip avec le concours et les moyens audiovisuels de la Maison de la culture de la ville de Tamanrasset. Evaluant son parcours artistique, le jeune chanteur en tire une grande satisfaction, tout en souhaitant se produire prochainement en duo avec des chanteurs évoluant dans d?autres registres musicaux, kabyle et chaoui, par exemple.