Le ministère de la Santé organise, ce lundi, une journée d'étude sur cette épidémie que le monde n'arrive pas à stopper. Si, jusque-là, les autorités algériennes se sont voulues rassurantes, elles n'écartent cependant pas totalement le risque et préfèrent prendre les devants. Apparue en 2003 en Asie du Sud-Est, la grippe dite «du poulet» a récemment fait son apparition en Europe. Ce qui a suscité la crainte de voir se propager mondialement cette épidémie. Cette peur est accentuée par le fait que beaucoup de pays dans le monde ne sont pas préparés. En effet, seuls 40 sur les 192 Etats membres de l'OMS ont un plan détaillé pour organiser la riposte à une souche mutante du virus H5N1 ? c?est son nom ? qui se transmettrait entre humains, faisant des millions de victimes comme la grippe espagnole de 1918. Les autorités algériennes, selon des responsables aux ministères de la Santé et de l?Agriculture, sont conscientes de cette éventualité tout en affirmant que les conditions d?une pandémie ne sont pas réunies pour une infection chez l?homme. «Le seul animal capable de transmettre le virus de l?oiseau à l?homme est le porc et chez nous, on n?élève pas cet animal», explique le Dr Boughalem, sous-directeur de la santé animale au ministère de l?Agriculture. Cependant, et vu la présence importante de la communauté chinoise en Algérie, dont le contact avec la volaille et les animaux dans ce pays n?est pas écarté, nous avons essayé de connaître les risques de l?apparition d?une épidémie aviaire en Algérie.