Dans une ville où les loisirs font cruellement défaut, la JSK, ce club phare de la région, continue à combler le vide et à égayer les journées moroses des jeunes. L?occasion d?une rencontre est toujours un événement important pour les jeunes et tous les férus de ballon rond, pour rompre, un tant soit peu, avec un quotidien monotone et parsemé de soucis. La veille d?un match crée une ambiance particulière à Tizi Ouzou. Dans les cafés, les places publiques et même dans les foyers, les discussions s?animent autour des rencontres programmées. Les commentaires vont bon train sur les résultats des matchs précédents et ceux à venir. Arbitres et joueurs sont passés au crible. On s?informe sur l?état de santé des Canaris, on évoque les blessures et les cartons jaunes. Les séances d?entraînement en prévision d?une rencontre importante se déroulent au stade du 1er-Novembre, en présence d?un public nombreux. Ce même public qui, après la qualification de la JSK aux quarts de finale de la Coupe d?Afrique, est sorti dans la rue (à travers plusieurs localités de la wilaya) dans une explosion de joie après plus d?une heure et demie de stress et d?angoisse, jusqu?à une heure tardive de la nuit. En prévision du match décisif MCA-JSK qui aura lieu demain lundi au stade du 5-Juillet, rencontre programmée dans le cadre de la mise à jour du calendrier du championnat de la Division I, les fans des Jaune et Vert s?organisent pour se déplacer à la capitale. Les amis se donnent rendez-vous et louent des fourgons pour les transporter. Certains préfèrent suivre le match sur le petit écran. Ces derniers prennent le soin de s?informer à l?avance pour savoir si la rencontre sera télévisée ou non. L?autre rendez-vous décisif de la JSK, qui l?opposera au CA Bordj Bou-Arréridj, aura lieu jeudi. Ces matchs finis, on pense aussi à d?autres challenges nationaux et continentaux. Car ici une question est déjà réglée dans l?esprit des fans des Canaris : la JSK sera championne cette année. Et là on se prépare avec ferveur et fébrilité à danser au rythme de ce qui est le chant de ralliement de toute la Kabylie : «Aya vava chikh, Assagui athnaoui, Ô vénérable vieux, cette année, nous l?aurons?»