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Malek Serraï (*) à InfoSoir
«Le fardeau bureaucratique est très lourd»
Publié dans Info Soir le 02 - 03 - 2007

InfoSoir : Quelle est votre grille de lecture concernant la politique de l'emploi en Algérie ?
ll Malek Serraï : la politique de l'emploi est victime d'une contradiction flagrante entre le discours politique qui encourage l'emploi et les efforts consentis jusque-là et sans grande réussite par rapport à cette politique. Malheureusement ce qu'il y a lieu de relever, ce sont les difficultés, voire les blocages et surtout les erreurs des stratégies qui sont mises en œuvre.
Le gouvernement algérien, à travers le budget du programme du président de la République, met le package financier en termes de déclaration. Il a mis en œuvre aussi des organismes pour la création de l'emploi des jeunes tels que l'Ansej et la Cnac. Ceci est le côté positif de cette politique. En revanche dans le côté négatif, on cite pêle-mêle, le système de garantie, le système de fonds social, le système de financement à savoir les banques.
Que leur reprochez-vous ?
ll Ces organismes sont très en retard par rapport aux besoins des jeunes. Par ailleurs, il existe aussi le fait que nous avons oublié d'investir dans les grands projets créateurs d'emploi. Cet état de fait a créé un recul dans le développement de l'emploi censé être lui-même créateur de plus-value et de richesse. La partie financière, entendre par là les banques, n'arrive pas à faire confiance aux jeunes qui espèrent créer des micro-entreprises. Donc, tant qu'on ne donne pas des orientations précises et tant qu'on n'aura pas imposé une dynamique dans le cadre de l'octroi des crédits et ce d'une manière très claire, les jeunes ne vont pas réaliser complètement leur projet.
Un problème de bureaucratie donc ?
ll Effectivement. Mais tant qu'on a ce fardeau bureaucratique très lourd, les investissements futurs seront tout simplement vains. Donc, il existe un réel décalage. Il existe aussi, et c'est navrant de le constater, un déficit de démocratisation dans la distribution des finances d'investissement.
On trouve malheureusement des opérateurs économiques qui prennent des dizaines de milliards de dinars alors qu'il existe des centaines de milliers de jeunes qui attendent depuis de longues années de petits crédits pour essayer de créer des petites entreprises familiales. Je pense que c'est le côté immoral de la chose.
On parle, de plus en plus, de précarisation de l'emploi. Qu'en est-il au juste ?
ll La précarisation de l'emploi est devenue une véritable mode, à travers le monde et pas uniquement en Algérie. Dans le cadre de la mondialisation qui met en exergue la rentabilité de l'entreprise, nous allons effectivement tout droit vers la précarisation de l'emploi et ce, pour deux raisons : nous cherchons la rentabilité de l'entreprise uniquement sur le plan financier et non pas sur le plan social. Pour essayer de créer une sorte de déclic psychologique pour que les gens puissent travailler davantage. Dans ce registre précis, il faut reconnaître tout de même que les Algériens ne travaillent pas beaucoup. Seulement, cette précarisation ne se fera pas sans conséquences fâcheuses. On devra s'attendre à des résultats désastreux sur la paix sociale.
(*) Economiste et expert international


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