La main d'œuvre féminine est, de plus en plus, concernée par l'informel. Un phénomène qui a pris de l'ampleur depuis quelques années et qui obéit à de nombreux mécanismes parmi lesquels on peut citer les travailleuses non déclarées, l'entreprise familiale qui peut prendre la forme d'une personne exerçant chez elle et toute autre pratique informelle exercée par les femmes en vue d'un gain. Dans le secteur privé, cette extension a fait que sur l'ensemble des 60 % des femmes qui y exercent, la moitié seulement jouit du statut de salarié. Les 30 % restant travaillent dans l'informel sans retraite, ni assurance, ni aucune autre garantie. Mais l'informel au féminin est aussi marqué par l'empreinte de la condition féminine en Algérie.