La 1re édition du festival de la musique et de la chanson Kabyles a pris fin, jeudi à Béjaïa. La clôture qui a été un condensé récréatif et qui a valu au public des émotions, a débuté par la récompense des lauréats : de nouveaux jeunes talents. La soirée de clôture a été également marquée par un show de Aït Menguellet. Le jury qui a présidé la compétition a trouvé toutes les peines du monde à départager les concurrents, venus de huit wilayas. Le groupe Ellipse dans un genre moderne, avec tendance rock, a décroché la timbale, suivi par deux codauphins, Zabouri Idriss de Bordj Bou-Arréridj et Idir Ould Slimane, choisi pour la qualité de leur voix. Le troisième prix a été décerné au groupe Algorithme de Jijel, qui a présenté un morceau en instrumental de tout premier ordre. Assirem, de Boumerdès, a pris, quant à lui, la 4e place. Les quatre lauréats, en plus d'un pactole vénal qui consacre leur distinction, vont prendre part au festival de la musique amazighe, prévu prochainement à Tamanrasset et une tournée nationale programmée à leur intention par le ministère de la Culture. S'exprimant sur la participation des jeunes talents, le musicien Bazou, président du jury, a expliqué : «Il y a de la bonne graine. Et beaucoup d'entre eux sont déjà accomplis. Pour ce faire, on a dû tenir compte de leur prestation sur scène.» «Je n'ai vu que de belles choses. L'événement a réuni des artistes passionnés qui se sont impliqués pour semer la bonne graine. J'espère, que la seconde édition sera encore plus féconde», commentera simplement Kamel Hamadi, visiblement sur la même longueur d'onde que Aït Menguellet qui ne cachait pas son bonheur en voyant l'accueil réservé par le public à son show. «Je suis comblé», se contentera-t-il de dire, en invitant la nouvelle génération d'artistes à s'investir davantage pour prendre le relais des chanteurs de sa génération. Enfin, M. Aïci, commissaire du festival, s'est dit ravi de la réussite de l'événement. «J'avais quelques appréhensions au départ. Maintenant, je suis satisfait et heureux», dira-t-il. Faute de place et malgré la pluie, des milliers de personnes dans les galeries de la maison de la culture ou sur son esplanade, ont pu suivre le dernier jour du festival sur des écrans géants.