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Viendra le jour…
Publié dans Info Soir le 07 - 02 - 2009

Echéance n Il viendra ce jour. Il viendra aussi sûrement que deux et deux font quatre. Et il viendra, peut-être, plus tôt que prévu.
Ce sera le jour où la terre n'aura plus rien à sortir de ses entrailles, rien à donner parce que tout aura été gaspillé, banni et rendu stérile. L'or du Sahara sera épuisé, filon par filon. Doit-on entendre pour autant que le pétrole est une malédiction ? Bien sûr que non. Ce serait un comble. Il est une chance.
A saisir et à ne pas laisser passer. Une chance extraordinaire pour jeter les filets d'un développement durable loin des fluctuations des richesses pérennes.
Et s'il y a un secteur à l'abri précisément des humeurs du CAC 40 et du Down Jones c'est bien l'agriculture. Notre facture alimentaire revient très cher et chaque année ce sont des centaines de millions de dollars qui sont dépensés pour acheter le grain, la farine, la semoule...
Et avec quel argent pensez-vous que l'on paie notre alimentation ? Celui du pétrole naturellement. D'où l'impérieuse nécessité de revenir à la terre qui peut non seulement satisfaire nos besoins, mais permet en outre d'exporter les surplus de ses produits à l'étranger.
Et la première des richesses est bien sûr notre matière grise. C'est-à-dire notre capacité à créer, à innover, à anticiper à conjuguer les compétences, à inventer notre futur, à inventer des solutions qui nous soient propres sans aller les chercher ailleurs, ou pire, les copier.
En un mot, sommes-nous capables d'être une grande nation, de nous hisser au niveau des meilleurs, de retrousser nos manches et de ne compter que sur nous-mêmes, le pétrole ayant fait son temps ? C'est certes possible, mais c'est surtout indispensable si l'on veut survivre et ne pas mourir dans l'anonymat. Et lorsque le peuple prend conscience qu'il ne sera plus assisté, que la fin de la rente a sonné et que l'Etat-providence est terminé, alors, forcément, il montera au charbon.
N'est-ce pas une bénédiction finalement que le tarissement de nos ressources naturelles qui ne sont jamais qu'en sursis, ici ou ailleurs ? Le nier équivaudrait à enfoncer la tête dans le sable pour exorciser la peur et fuir une réalité toute crue.
Le pétrole et le gaz ne seront plus qu'un lointain souvenir. On embauchera des milliers de travailleurs à Hassi Messaoud pour boucher les puits qui auront produit durant des années des millions de barils de brut et de mètres cubes de gaz. Ce scénario catastrophe ne sort pas de mon imagination, il sera malheureusement la copie conforme d'une réalité qu'on ne peut pas toujours repousser et qu'il faudra bien affronter un jour.
Lorsque ce jour arrivera, car il faudra bien vivre, qu'aurons-nous à vendre à l'étranger ? Qu'aurons-nous à proposer ? Il faudra bien s'y préparer et éviter de ronronner comme des chats pendant la sieste, sur notre matelas de devises, sur nos bas de laine parce que eux aussi seront vides d'ici là. Il paraît donc évident que notre économie ne pourra reposer que sur des ressources durables que n'altérera pas le temps, surtout pas le temps. Et la terre, comme nous le savons, est éternelle. Elle n'a besoin que d'être travaillée. Sans plus. La pêche aussi parce que la mer est nourricière et ses richesses sont inépuisables à condition de les laisser se renouveler et se régénérer. Alors le pétrole, il vaut mieux, dès maintenant, l'oublier…


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