La demande sur ce type d'ouvrages, récréatifs et amusants, est bien réelle. Mais l'offre dans ce segment précis est presque inexistante en Algérie. Nos éditeurs ne s'intéressent pas à ces petites choses qu'on prend comme un amuse-gueule en attendant le déjeuner. De petits livrets de composition où l'on peut trouver des contes et des fables, des textes illustrés et des poésies, des dictons et de bons mots, des résumés d'œuvres de fiction et des infos diverses, des astuces et de petites idées, des blagues et des jeux feraient certainement la joie des enfants et des adultes. C'est pratique quand on prend les transports en commun. On peut même l'offrir, comme cela, à une personne qui nous est familière. Les écoliers y trouveraient matière à de bon exercice de style. Dans ce même registre, nos éditeurs sont également appelés à se diversifier, en encourageant la littérature de jeunesse, le polar, le fantastique, l'aventure, la science fiction et même l'ésotérisme ou l'enquête journalistique La lecture est, sans doute, le moyen de distraction et de loisir le plus accessible à tout le monde. Il suffit juste d'ouvrir un recueil de bons mots, un livre de contes, une collection de blagues, une BD ou un journal satirique, et c'est parti pour un bon quart d'heure de plaisir et de détente. C'est aussi un outil particulièrement efficace pour faire le vide, se récréer et donner libre cours à son imagination. Une saynète ou un gag qu'on lit a, certainement, plus d'effet sur soi que lorsque on le voit sur scène ou à la télé. Quand on parcourt un texte, on fait instinctivement appel à son imagination pour se fixer sur l'environnement et le contexte, représenter les personnages, les mettre en scène et les faire interagir, en pimentant au mieux leurs échanges. Chacun perçoit le texte selon la fertilité et la subtilité de son imaginaire pour répondre exactement à ses attentes personnelles en la matière. Une blague racontée à un groupe d'amis est différemment saisie. Elle n'a pas le même impact sur tout un chacun. Les uns sourient simplement, alors que d'autres rient à gorge déployée. Il y a comme un effort intime d'adaptation qui se fait pour mettre «en chair» la narration et en découvrir, avec satisfaction et plaisir, le trait et son charme enfoui. C'est cet exercice mental qui démultiplie le ravissement, stimule la créativité et aiguise la curiosité. Les spécialistes estiment, et à juste raison, que la lecture distractive est le meilleur chemin pour la promotion du livre de manière générale. Un enfant est davantage disposé à parcourir un recueil de caricatures qu'à déplier son livre scolaire. L'humour véhiculé par la parodie joue le rôle de l'appât qui l'incitera, ensuite, à lire volontiers ce qui y est écrit. Amusé d'entrée de jeu, le petit malin continue à fouiner dans l'écriture et les détails du dessin en quête d'un supplément de plaisir. Cet exemple s'applique pareillement à l'adulte. Le matin, en dépliant le journal, les lecteurs jettent, d'abord, un coup d'œil amusé sur la caricature. La majorité s'attarde aussi sur les billets et les chroniques avant de s'intéresser aux nouvelles du jour proprement dites. La demande sur ce type d'ouvrages, récréatifs et amusants, est bien réelle. Mais l'offre dans ce segment précis est presque inexistante en Algérie. Nos éditeurs ne s'intéressent pas à ces petites choses qu'on prend comme un amuse-gueule en attendant le déjeuner. De petits livrets de composition où l'on peut trouver des contes et des fables, des textes illustrés et des poésies, des dictons et de bons mots, des résumés d'œuvres de fiction et des infos diverses, des astuces et de petites idées, des blagues et des jeux feraient certainement la joie des enfants et des adultes. C'est pratique quand on prend les transports en commun. On peut même l'offrir, comme cela, à une personne qui nous est familière. Les écoliers y trouveraient matière à de bon exercice de style. Dans ce même registre, nos éditeurs sont également appelés à se diversifier, en encourageant la littérature de jeunesse, le polar, le fantastique, l'aventure, la science fiction et même l'ésotérisme ou l'enquête journalistique. A l'étranger, les maisons d'édition consacrent des collections à chaque style et ne négligent aucune piste pour surprendre leur lectorat, s'assurer sa fidélité et aller de l'avant. Rares son les librairies et les bibliothèques qui, chez nous, disposent de cette littérature du divertissement. Les livres pédagogiques, scientifiques et religieux prédominent généralement dans nos librairies et nos bibliothèques publiques. Le rayon consacré à l'art et à littérature ne s'éloigne pas tellement de cette austère sobriété. On doit réfléchir sérieusement à dépoussiérer un peu tout cela, en mettant de la fraîcheur, de l'impertinence, de l'humour et de l'esthétique. Bref, un coup de jeune salutaire pour mettre du sang neuf dans le paysage éditorial national. K. A.