Durant cette saison estivale, à chacun ses préoccupations. Ceux qui ont les moyens financiers cherchent à se payer des vacances, les moins nantis essayent de meubler leurs journées d'une manière ou d'une autre. Les jeunes, notamment, se rabattent sur les cybercafés qui deviennent pendant les vacances des lieux de loisirs. L'Algérie a, en effet, connu ces dernières années un boom en matière de communication par le biais de l'Internet. Cependant, des difficultés sont à signaler dans ses tentatives de généraliser ce mode de communication. D'où la décision de recourir à la réduction de 50% sur les prix de l'Internet. D'autres mesures sont par ailleurs attendues pour faciliter l'accès à Internet aux citoyens. La bataille est en fait loin d'être gagnée. Il en est de même pour la régulation des autres marchés. Des marchés, pourtant, en nette croissance ces dernières années à l'image de celui des crèmes glacées, une activité qui marque la saison estivale, mais qui reste confrontée à des entraves liées à l'augmentation des prix des matières premières sur le marché mondial. Utilisant, quasiment à 100%, des produits importés, notamment le lait et le sucre, les producteurs de glaces ont d'énormes difficultés en matière de collecte de lait cru et de respect des conditions de transport, de stockage et d'étalage des produits au niveau des points de vente. C'est à ce niveau que réside le hic non seulement pour les glaces mais aussi pour tous les autres produits sensibles en cette saison de grandes chaleurs. La caravane de sensibilisation contre les risques alimentaires lancée par le ministère du Commerce à travers le territoire national apportera-t-elle les résultats escomptés ? Car, il ne s'agit pas uniquement de sensibiliser, mais le renforcement des moyens s'impose aujourd'hui, sachant que le nombre des contrôleurs de la qualité reste en deçà des besoins exprimés surtout en cette période marquée par l'ouverture des commerces saisonniers sans respect des normes. S. I.