Photo : M. Ouanezar De notre correspondant à Oran Mohamed Ouanezar Au cours d'une réunion du comité technique de la daïra d'Es Sénia, qui s'est tenue dimanche dernier en présence des présidents des Assemblées populaires communales (APC) de Sidi Chahmi, Es Sénia et El Kerma, le chef de la daïra, Belhadjazi El Ghali Abdelkader, a estimé que «les communes qui relèvent de son autorité déplorent un manque flagrant dans la perception de l'impôt local», notera-t-il. Interrogé à ce sujet, il nous confiera que «l'impôt local ne suit pas. Il n'y a pas d'évolution dans ce dossier. Les communes de notre daïra englobent beaucoup d'activités, mais elles ne bénéficient pas de la fiscalité y afférente. Il y a une grande inadéquation». En effet, la daïra d'Es Sénia, qui englobe les communes de Sidi Chahmi, El Kerma et Es Sénia, abrite un nombre très important d'activités économiques, industrielles et commerciales. Cinq zones industrielles et d'activité, sans compter l'aéroport international, le pont logistique Oran-Alicante, le marché de gros de fruits et légumes, les hôtels ainsi qu'un nombre important d'activités d'agroalimentaires. Toutes ces activités qui sont, en principe, génératrices de rentrées subsidiaires et salutaires pour les communes, ne sont pas perçues par ces collectivités locales. Cette situation illustre un malaise de plus en plus important au sein des Assemblées communales qui déplorent la perte de ces ressources nécessaires à l'exécution des programmes de développement local. Il reste, en effet, beaucoup à faire dans ce domaine afin de sortir ces communes de la situation dans laquelle elles se retrouvent, étant donné la démographie galopante et l'exode rural qui ont gonflé le nombre des habitants et les besoins exprimés. Par ailleurs, la daïra d'Es Sénia vient de bénéficier d'une enveloppe financière de près de 400 millions de dinars pour le lancement d'une trentaine de projets inscrits dans le cadre des Programmes communaux de développement (PCD), a-t-on appris à l'issue de la réunion du comité technique de daïra. Ces projets de développement local portent sur des opérations de réhabilitation des réseaux d'assainissement, de l'alimentation en eau potable, la réalisation d'infrastructures scolaires et éducatives, notamment deux lycées qui seront livrés à la prochaine rentrée scolaire 2011/2012, un stade communal, la réhabilitation des réseaux routiers, notamment à El Kerma, des réaménagements urbains, etc. Le chef de daïra qui reste l'un des rares responsables locaux, en dehors du wali, à batailler pour ces projets, vient de récupérer un projet de réalisation d'une polyclinique qui avait été soustraite auparavant faute de lancement des travaux.La mise en branle de tous ces projets et leur exécution dans les meilleurs délais et conditions ont été au cœur des débats de la réunion. D'emblée, M. Belhadjazi El Ghali a mis l'accent sur l'importance de ces chantiers et leur impact dans le développement local des communes susmentionnées. «Nous avons la chance d'avoir un wali comme M. Boudiaf qui nous a renforcés dans notre ligne de travail et notre vision des choses. Nous espérons que tout le monde suivra cette cadence», notera-t-il. Cette réunion a permis également aux principaux concernés, notamment les présidents d'APC des trois communes, de prendre connaissance des projets, de formuler les propositions pour leur exécution, mais surtout de porter les dernières consignes et instructions quant «au suivi et bon déroulement de ces programmes pour lesquels l'Etat fournit un effort considérable, à travers les allocations budgétaires et les moyens mis en œuvre».