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«L'Etat est plus fort que les barons de l'informel»
ouyahia les accuse d'être derrière les émeutes de janvier dernier
Publié dans La Tribune le 02 - 04 - 2011


Photo : Riad
Par Mekioussa Chekir
«Les émeutes du sucre et de l'huile ont été provoquées à 60% par ceux qui craignent la transparence économique», a révélé mercredi soir le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, dans une allusion aux barons de l'informel. Lors de son intervention à l'émission «Hiwar Essaa» à la A 3 de la télévision nationale, celui qui porte également la casquette de Premier ministre s'est refusé à nommer précisément ceux auxquels il se réfère mais regrettera l'alliance de ces barons avec la mafia financière, comme une conséquence de l'orientation économique prise par le pays et du passage d'une économie planifiée à une économie libérale et ouverte. A la question de savoir si les mesures prises par le gouvernement à la suite de ces événements ne signifiaient pas que celui-ci se soit montré moins fort que les tenants des ficelles du secteur informel, l'hôte de la télévision a rétorqué : «L'Etat est plus fort que les barons mais pas plus fort que ses enfants […] L'enjeu était la stabilité du gouvernement, le retour de la sécurité constitue la priorité du gouvernement car l'instabilité profite à ceux qui pêchent en eau trouble !» Ouyahia estime que, face à ces tenants de l'économie parallèle, l'Etat se doit de ne pas «les combattre frontalement» mais de s'y prendre plus subtilement. «Ceux qui sont sortis dans la rue, ce ne sont pas les fils de millionnaires mais les enfants du peuple […] L'important est que le citoyen a compris le fond du problème.» Tout en reconnaissant que le gouvernement a péché par un manque de communication à l'égard du citoyen, le Premier ministre s'est défendu d'avoir laissé le ministre du Commerce se débattre seul dans l'inextricable situation ressentie à ce moment-là. Quant à confirmer la véracité des rumeurs qui ont fait état de sa démission du poste de Premier ministre conséquemment à ces troubles, le concerné livrera cette habituelle réponse : «Je suis un serviteur de l'Etat et lorsque le chef de l'Etat décidera de se passer de moi, je l'en remercierai !» Le Premier ministre a annoncé, dans ce cadre, que l'Etat s'apprête à annoncer prochainement d'autres mesures sociales en vue de satisfaire les revendications qui sont jugées légitimes. Sans en préciser le contenu, il indiquera seulement qu'elles s'inscrivent dans le prolongement de celles déjà prises lors du dernier Conseil des ministres. Reconnaissant que cette batterie de mesures constitue une pression sur le Trésor public, Ouyahia estime néanmoins que la stabilité sociale du pays «n'a pas de prix». C'est ce qui justifiera aussi, informera encore l'intervenant, le recul du gouvernement s'agissant du report de la mesure inhérente aux chèques pour les transactions commerciales de plus de 500 000 DA. «On disait de moi ‘‘éradicateur'' lorsque les Algériens se faisaient tuer, mais c'est seulement la stabilité qui nous permettra de mettre en œuvre nos objectifs de développement», ponctuera-t-il avant de reconnaître la prévalence de la corruption et de la bureaucratie, lesquelles sont devenues les «défis» essentiels de l'Etat algérien. Lorsqu'on lui demande pourquoi jamais un ministre de la République n'a été jugé, le Premier ministre répond qu'il n'est pas le mieux placé pour y répondre, lui qui avait été accusé d'avoir «bousillé les cadres» lors de la campagne «mains propres» qui avait coûté durant la décennie 1990 le départ et le jugement de plusieurs cadres et dirigeants d'entreprises. Estimant que le secteur privé est en constant développement, il déplorera néanmoins qu'il soit constitué à hauteur de 90% d'entreprises familiales. Quant à la décision prise par le gouvernement et inhérente au retrait de certains produits de la liste de la Zone de libre-échange (Zale), Ouyahia dira qu'il «n'est pas normal d'importer des pâtes alors que l'Algérie en produit !» Tout en se félicitant que l'Algérie ait retrouvé sa souveraineté en payant la totalité de sa dette extérieure, le Premier ministre avertit : «Qui peut prédire qu'on ne sera pas amenés à recourir à nouveau à la dette comme durant les années 80 ? Il appartient aux Algériens de montrer de quoi ils sont capables […] Le pétrole n'est pas intarissable mais l'Algérie dispose aujourd'hui de cartes gagnantes !» Se prononçant contre une dissolution de l'Assemblée et un départ du gouvernement, Ahmed Ouyahia n'en voit pas la nécessité pour le moment dès lors que l'Algérie n'est pas en crise politique mais uniquement sociale. Défendant la «viabilité» d'un régime semi-présidentiel pour l'Algérie, Ouyahia a estimé que le régime parlementaire conduirait le pays à la «paralysie totale». Quant au régime présidentiel, il se trouve aux «Etats-Unis d'Amérique qui dictent la démocratie au monde entier !» indiquera-t-il quant à la revendication inhérente à une assemblée constituante et remise sur le devant de l'actualité depuis quelque temps par des formations politiques (FFS et PT en l'occurrence) : «Si l'on se dirige vers une mosaïque de partis politiques, qui gouvernera au final le pays ?» s'interrogera-t-il à ce propos tout en jugeant que les institutions du pays n'étaient pas en situation d'instabilité. «L'Alliance présidentielle a-t-elle accaparé le pouvoir ?» A cette question, l'hôte de la télévision algérienne rétorquera : «En 2002, lorsque le FLN avait la majorité, on n'entendait pas parler de l'Alliance présidentielle !» Interrogé sur les critiques faites par son «allié» au sein de cette structure, le président du MSP en l'occurrence, le chef de file du RND a rappelé que cette dernière a été mise sur pied sur un principe de «choix volontaire et souverain» et que, si Boudjerra Soltani décidait de s'en retirer, c'est de son droit. «Le FLN et le RND réunis peuvent constituer la majorité !» ajoutera-t-il, manière d'insinuer que l'Alliance présidentielle pourrait bien se passer du parti islamiste. Ce disant, il n'omettra pas de noter au passage que le MSP a été intégré à l'Alliance en hommage à feu cheikh Mahfoud Nahnah. A la question de savoir s'il envisage de se porter candidat à la magistrature suprême, il choisira de maintenir le suspense en livrant cette réponse énigmatique en ces termes : «Lorsqu'on a demandé à Valéry Giscard d'Estain la même chose, il avait répondu que la présidentielle est «la rencontre d'un homme avec son destin». Ceci est la réponse d'un chrétien, alors que dire de moi ?» Invité à se prononcer sur le refus d'agrément de certaines
formations politiques, Ahmed Ouyahia, sans trop s'avancer sur le sujet, se contentera de dire qu'il fallait «laisser le temps au temps». Interrogé sur l'actualité internationale et la crise qui secoue la Libye, l'intervenant a déploré le recours à la violence et s'est inquiété de
ses répercussions sur la stabilité de toute la région, dont il avertira également des risques de prédominance des poches de terrorisme.


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