Au lendemain de la clôture de la 16ème session de la commission maghrébine chargée de la sécurité alimentaire qui s'est tenue Mardi et Mercredi dernier a Alger, un plan d'actions est déjà en vigueur en faveur d'une coopération étroite entre les pays du Maghreb, pour l'amélioration de la sécurité alimentaire des peuples de la région. Selon le SG du ministère de l'Agriculture M.Sid Ahmed Ferroukhi qui était jeudi sur les ondes de la Radio chaîne III, un travail de détail est déjà en marche pour identifier les éléments de synergies à mettre en place au niveau économique et plus précisément sur des thèmes stratégiques comme la lutte contre la désertification, l'amélioration de la sécurité alimentaire, et surtout l'intégration économique et le développement du bien être pour l'ensemble des populations du Maghreb. Selon lui, une commission travaille depuis plusieurs années, notamment sur des dossiers tels que la protection sanitaire, phytosanitaires et vétérinaires, les politiques agricoles, la lutte contre la désertification ainsi que la recherche. L'Union du Maghreb arabe finira-t-elle par se faire grâce à l'ambition de la région de s'assurer une sécurité alimentaire ? En tous cas, les 5 pays se sont dores et déjà tracé 5 priorités à atteindre dans le cadre d'une vision globale à l'horizon 2030 entre amélioration de la sécurité alimentaire pour la filière céréale, développement des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb, lutte contre la désertification, et enfin préservation des ressources naturelles et développement de la recherche. L'intégration économique constitue le prochain défi à relever au niveau régional. En effet, le Maghreb est un marché commun de 90 millions d'habitants, et les déficits en produits et autres surplus pourraient être compensés entre ces pays. L'exemple le plus probant est sans doute celui du surplus d'orge algérien survenu l'an dernier, dont une partie a été redirigée vers la Tunisie voisine. Dans le même sens, ce ne sont pas moins de 30 Milliards de Dollars de déficit entre importations et exportations qui s'évaporent hors de la région chaque année. Une manne qui pourrait aisément rester au Maghreb si le développement des échanges venait à se concrétiser. Pour ce faire, une zone de libre échange maghrébine sera bientôt créée dans ce sens. Celle-ci favorisera les échanges commerciaux entre pays maghrébins. Ceci dit, des garde-fous seront mis en place, notamment assurer la pérennité des emplois dans chaque pays. En effet, il faudra développer les bassins d'emplois autour de certaines filières, tout en préservant, celles qui existent déjà et dont l'importance est avérée dans certains pays. Le bien-être doit être équitablement reparti entre nos pays. «Les échanges ne doivent pas détruire des emplois», selon M.Ferroukhi. La zone sera effective des que le groupe sur les politiques agricoles aura terminé les discussions à ce sujet.