Dans un communiqué rendu public, le groupe intergouvernemental des 24, pour les questions monétaires internationales et le développement, a félicité l'engagement pris par les membres du G20 de rétablir l'accès au crédit et la confiance dans la stabilité du système financier, de prendre des mesures budgétaires exceptionnelles et coordonnées pour rétablir la croissance et protéger l'emploi, de renforcer les fondements nationaux de la réglementation des marchés financiers et d'accroître la coopération internationale, notamment en matière de transparence fiscale. Le G24 a demandé à ce que toutes ces actions soient mises en œuvre rapidement, de façon concertée. Dans cette optique, ils ont exigé l'ouverture du Comité de Bâle à un plus grand nombre de membres, et le rejet des mesures protectionnistes dans les échanges commerciaux, l'investissement, la finance et les services de main-d'œuvre. Concernant le FMI, le groupe des 24 a salué la décision d'introduire plus de souplesse dans les instruments de prévention et de résolution des crises. Le FMI pourra ainsi réagir de façon plus efficace aux besoins de tous les pays membres. Selon le communiqué, ces pays exigent aussi à ce que la conditionnalité soit rationalisée et recentrée et qu'elle soit appliquée de façon impartiale en tenant compte du caractère exogène de la crise, pour les pays en développement. Cela favorisera une meilleure acceptation par les pays bénéficiaires et aidera à effacer le discrédit dont souffrent les pays qui ont recours aux prêts du FMI. Dans ce sens, le FMI doit accroître rapidement et substantiellement l'accès des pays les plus pauvres à ses ressources dans le cadre de ses facilités concessionnelles et les donateurs à consentir une augmentation correspondante de la capacité du FMI d'accorder des prêts concessionnels. Etant donné l'ampleur des besoins de financement actuels et potentiels, il va être nécessaire d'accroître considérablement les ressources du FMI. De ce fait, le G24 partage l'avis que dans l'immédiat ces ressources doivent être obtenues par des emprunts. Ces emprunts doivent servir à assurer la transition vers une expansion permanente des ressources du FMI par une augmentation générale des quotes-parts, qui devrait être menée à bien d'ici à janvier 2011.Par ailleurs, et pour assurer l'efficacité et la légitimité des institutions financières internationales, du FMI et de la Banque mondiale en particulier, il est crucial de corriger le déficit démocratique dans ces institutions, en renforçant la participation et la représentation des pays en développement dans les structures de décision. Cela exigera une détermination ferme et une volonté politique au plus haut niveau. Le groupe intergouvernemental, soutient un réalignement substantiel des quotes-parts au FMI au plus tard en janvier 2011, après une vaste réforme de la formule de calcul des quotes-parts qui permettra de corriger les indices d'ouverture et de variabilité. Nous appelons à un réalignement des votes à la Banque mondiale au plus tard en avril 2010, sur la base d'une formule qui reflète sa mission de développement. Ces réalignements devraient avoir pour objectif de progresser vers un pouvoir de vote équitable entre les pays développés et les pays en développement, sans diluer les quotes-parts et les parts de voix des pays en développement pris individuellement. Yazid Idir