Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, a annoncé lundi que l'Iran envisage de construire deux nouveaux sites d'enrichissement d'uranium durant la prochaine année iranienne qui débute le 21 mars, a rapporté l'agence de presse ISNA. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad annoncera "de bonnes nouvelles" concernant les nouvelles centrifugeuses qui seront installées dans ces deux nouveaux sites, a indiqué M. Salehi. Lors d'une réunion tennue en décembre dernier, les ministres iraniens ont décidé que l'Agence iranienne de l'énergie atomique commencerait en deux mois à construire cinq nouveaux sites d'enrichissement et les localités des sites ont été choisies à travers le pays. Le président Ahmadinejad avait annoncé le 30 novembre que son pays allait construire dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium. L'organisation décidera des localités appropriées pour cinq autres nouveaux sites. M. Salehi a révélé que son agence a trouvé près de 20 localités pour les dix nouveaux sites, qui seront construits de manière à être protégés contre toute attaque. "Nous avons informé le président Ahmadinejad de ces endroits... (qui) ont le potentiel pour établir les sites d'enrichissement", a-t-il affirmé. Les puissances de l'Occident soupçonnent l'Iran de tentative de fabriquer des armes nucléaires, mais Téhéran insiste que son programme nucléaire vise à générer l'énergie nucléaire à des fins civils. Dans ce sens, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehman-Parast a indiqué dimanche que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne devrait pas s'abandonner à la volonté de certains Etats au sujet du programme nucléaire iranien. L'organisme mondial de supervision de l'activité nucléaire devrait préserver son prestige ainsi que son identité et ne jamais permettre que la volonté de certains Etats soit imposée sur la communauté internationale, a affirmé Mehman-Parast cité par IRNA. Dans un rapport confidentiel dont les fuites sont parvenues à la presse jeudi, l'AIEA basée à Vienne s'est dite préoccupée par des possibles activités en Iran pour le développement d'une puissance nucléaire balistique. Le rapport a confirmé que l'Iran a produit sa première vague d'uranium enrichi à hauteur de 20 %, mais a ajouté que l'Iran n'a pas pu fournir aux inspecteurs le préavis requis. Faisant allusion au rapport, Mehman-Parast a indiqué que l'AIEA devrait considérer le "programme nucléaire pacifique" de l'Iran du point de vue juridique et respecter le droit légitime de la République islamique puisqu'elle a jusqu'ici rempli tous ses engagements vis-à-vis de l'organe onusien. "L'objectif de tels rapports est d'exercer des pressions politiques sur l'Iran et priver la nation de la poursuite d'une technologie moderne", a indiqué Mehman-Parast selon le reportage. Dans une tentative de ralentir le programme nucléaire iranien, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne n'ont cessé de faire pression pour une quatrième série de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.