La 8e conférence de la FEMIP de la Banque européenne d'investissement, qui se tiendra le 10 mai à Valence, sera axée sur la recherche de solutions au défi énergétique auquel doit faire face la région méditerranéenne. Cette conférence sera suivie de la conférence 'Mediterranean Solar Plan', organisée, également, par le gouvernement espagnol à Valence les 11-12 mai 2010 dans le cadre de la présidence espagnole de l'UE. La conférence d'une journée s'adresse aux responsables politiques, aux autorités locales, opérateurs de réseaux, aux représentants du secteur privé, aux gestionnaires de fonds et aux institutions financières internationales - celles qui sont directement impliquées dans les technologies énergétiques renouvelables ou l'amélioration des infrastructures énergétiques. Elle adoptera une approche pragmatique et fournira des exemples concrets de la manière de soutenir les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et les politiques et projets d'infrastructures énergétique. A cette occasion, la BEI annoncera également les résultats de l'étude de la FEMIP Fonds d'affectation spéciale sur le Mediterranean Solar Plan, discutera de la façon d'intégrer le grand potentiel méditerranéen en matière d'énergie renouvelable dans les réseaux nationaux et internationaux et présentera de nouveaux instruments qui viseront à renforcer l'efficacité énergétique. Notons que les objectifs premiers du PSM sont la construction d'ici 2020, de 20 GW de capacités additionnelles de production d'électricité bas carbone, notamment solaire au Sud et à l'Est de la Méditerranée, et le développement de lignes d'interconnexion permettant l'exportation d'une partie de cette électricité verte vers l'Union européenne. La réalisation du PSM nécessitera des financements significatifs estimés entre 38 à 46 milliards d'euros. Ce coût est dépendant des gains attendus en termes de prix unitaires des équipements, qui devrait décroître du fait tant de l'accroissement des capacités installées dans le monde que de l'augmentation de la taille des centrales. Néanmoins, la problématique de ce plan est double. D'une part il s'agit d'améliorer la rentabilité des projets en jouant sur le prix d'achats de l'électricité en faisant appel à des subventions ou des crédits carbone et, d'autre part, d'assurer leur financement tant en fonds propres qu'en dette. Selon les lignes directrices du projet le plan associera nécessairement des projets émanant d'opérateurs publics locaux et d'investisseurs privés, qui seront majoritairement montés en financement de projets. Il y a aussi la question des interconnexions qui se heurte aux réalités physiques de la zone : seul le bloc Maghreb des 3 blocs électriques du réseau méditerranéen est relié au réseau européen. D'ici 2012 le bloc Turquie devrait être raccordé permettant de disposer des capacités d'échanges nécessaires aux premiers projets du PSM. Il faut pour cela réaliser la jonction avec la Libye et la Turquie et réaliser de nouvelles interconnexions directes du sud (Algérie, Tunisie, Libye) vers le nord (Espagne et Italie), mais cela nécessite des moyens financiers importants. Depuis octobre 2002, la FEMIP a affecté plus de 3,6 milliards d'euros à des projets énergétiques menés dans les pays partenaires méditerranéens - soit 40% de son financement total au cours de cette période.