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La majorité des crédits bancaires destinée au privé
M. Mourad Medelci inaugure le FIF 2007
Publié dans Le Maghreb le 08 - 05 - 2007

La 3e édition du Forum International de la Finance a été inaugurée hier, à l'hôtel Aurassi, et se poursuivra jusqu'à demain.
Lors de son intervention, le ministre des Finances, M. Medelci, a évoqué la réforme bancaire et financière qu'il a qualifiée de réforme développée à travers les résultats auxquels elle a abouti. Ces résultats font ressortir une amélioration progressive du secteur bancaire traduite par une croissance des ressources de 17% en 2006 contre 7% en 2005, avec une augmentation du niveau de financement de l'économie de plus de 9% et une part importante du secteur privé dans l'encours total des crédits, 52,8% en 2006 contre 49,6% en 2005. Compte tenu de la surliquidité des banques, le taux de transformation des ressources demeure encore relativement bas à 55%. Aussi le grand argentier du pays a axé son intervention sur la formation des banquiers ainsi que le renforcement des supervisions générales du système. Il a ajouté que les banques étrangères permettront d'équilibrer le paysage financier algérien.
Le secteur financier algérien, relativement ouvert depuis 1998, est dominé essentiellement par les banques publiques. A la fin de 2005, elles collectaient 93,3% des dépôts et distribuaient 92,6% des crédits. Fin juin 2006, le système bancaire algérien se composait de 12 banques privées, 6 banques publiques, une Caisse d'épargne, une banque mutuelle et 7 établissements financiers. L'année 2007 sera probablement une année charnière pour l'élargissement et le renforcement de l'assise économique de l'Algérie. Les réformes institutionnelles et économiques menées depuis ces dernières années commencent à montrer les premiers résultats positifs. L'imposant programme d'investissement dans les secteurs stratégiques jamais égalé (grands travaux publics, transport, énergie, industrie, agriculture, tourisme, éducation et autres secteurs vitaux de l'économie) et les moyens financiers énormes mobilisés témoignent de la ferme volonté des pouvoirs publics d'ancrer l'Algérie dans un processus irréversible de développement économique et social à long terme.
Lors de ce forum et à travers les ateliers organisés par différentes institutions financières, des recommandations seront transmises au ministère des Finances.
Concernant la formation des banquiers, le représentant de la FIF a déclaré que des experts suisses vont organiser des sessions de formations pour les banquiers et aussi pour les journalistes. Ces sessions débuteront le mois de septembre prochain.
Pour sa part, le président de Strategica, M. El-Hachemi Siagh, a axé son intervention sur les financements structurés qui minimisent le recours au budget de l'Etat ; cette nouvelle mesure, qui est un système nouveau en Algérie, implique toute une ingénierie financière. Les financements structurés dépendent de la performance du projet et ne dépendent pas des crédits du sponsor. Ils se basent sur la conception d'une documentation légale relative au prêt de garantie et sécurité. L'investisseur ne s'implique que lorsqu'il comprend ou croit comprendre les risques auxquels il est confronté. Ce type de financement est le plus communément utilisé dans les relations commerciales car il est également le plus polyvalent.
La bancarisation de la poste
De son côté, le DG de la Base suisse, M. Baba Ahmed, a insisté sur la bancarisation de la poste. Selon le conférencier, la poste algérienne caresse l'espoir de faire de la poste une banque. Des exemples existent ici et là, qui remontent tous aux vingt dernières années.
Néanmoins, le projet en Algérie doit d'abord être situé dans l'environnement.
L'ambition de bancariser la Poste doit évidemment être sous-tendue par un besoin de bancarisation identifié ou potentiel des agents économiques ou de certaines catégories d'entre eux. La réserve de bancarisation globale peut être mesurée par l'importance de la monnaie fiduciaire. Aussi, la nature de ce besoin doit être appréhendée avec précision : de quels types d'opérations bancaires s'agit-il ? Et pour quelle population ? La poste n'a pas pour vocation d'entrer en compétition avec les banques dans le corporate finance : elle doit chercher plutôt à mettre en œuvre son principal avantage comparatif. Son métier naturel serait plutôt le retail banking. Pour ce métier, la population cible doit être repérée dans l'espace : population citadine et/ou rurale ? Dans quelles parties du territoire ? En dehors de l'aspect spatial, quel type de ménages convient-il de viser ? Quel est, dans la dynamique du développement économique au sens le plus large du terme, le réservoir de clientèle susceptible d'être touché par la poste ?
Les éléments d'identification du besoin de bancarisation ne peuvent être arrêtés dans l'absolu. Ils ont besoin d'être replacés dans le type d'économie dans lequel la poste projette l'activité bancaire : si le problème de l'ouverture de l'économie ne se pose plus en tant que tel, il faut savoir - pour ce qui concerne les ménages - quel type et quel niveau d'endettement des ménages seront stimulés (tolérés).
Est qualifiée de banque toute entreprise qui gère les moyens de paiement et les met à la disposition de la clientèle ; reçoit des fonds du public ; accorde des crédits.
La poste traite déjà pleinement le premier attribut même si le chèque postal qui est "l'instrument essentiel de fonctionnement des comptes courants postaux" a quelques spécificités. La poste n'accorde pas de crédits ; mais, exerce-t-elle le 2e attribut de banque : la réception de fonds du public ? Les fonds qui sont dans les CCP sont-ils des fonds déposés par le public ? La réponse est non. La situation est telle que des préalables ont besoin d'être levés pour que la poste puisse exercer le métier de banque.
Ouverture du capital des banques locales : prudence !
Pour leur part, MM. Mehrez Ben Slama et Dhafer Saïd, ont présenté un exposé sur les restructurations bancaires dans l'espace maghrébin. Il en ressort que les systèmes bancaires maghrébins ont connu de profondes mutations pendant les quatre dernières décennies du fait de plusieurs réformes financières visant la consolidation des capitaux des banques et le renforcement de la stabilité de leurs activités. Ces mutations sont en train de se traduire par des opérations de rapprochements entre les institutions financières aussi bien au niveau domestique qu'au niveau international. Les deux experts ont recommandé d'ouvrir les banques locales aux capitaux étrangers… mais avec prudence.
Ils indiqueront que les autorités maghrébines cherchent à encourager les investissements directs étrangers et le transfert de savoir-faire par l'implantation de banques étrangères sur leurs marchés domestiques. C'est ce qui explique une participation étrangère importante (française, américaine, espagnole, portugaise, arabe, etc.) dans les capitaux des banques maghrébines.
Face aux besoins de la clientèle (particulier et corporate), les pays du Maghreb représentent un marché attractif pour les banques étrangères. En Tunisie et au Maroc l'architecture légale et réglementaire est très favorable aux banques étrangères d'autant que ces pays sont dotés d'une infrastructure moderne permettant la distribution de produits bancaires à travers différents nouveaux canaux. Les banques étrangères qui souhaiteraient investir dans ces pays et apporter une technologie moderne pourraient trouver des opportunités de partenariat avec les banques de la place. De même, le programme de privatisation et de modernisation du secteur industriel maghrébin procure des opportunités de croissance pour les banques étrangères dans les opérations d'ingénierie financière, de montage financier de grands projets et de conseil et assistance en matière de gestion de trésorerie et de fusions - acquisitions. Cette internationalisation des banques maghrébines présente des avantages mais aussi des risques.
Les conditions de la privatisation en Algérie
Pour le cas de l'Algérie, les mesures d'accompagnement des privatisations visent à améliorer la diversification du portefeuille des banques publiques. Aussi, les experts du FIF estiment que le secteur bancaire algérien doit se défaire de la domination des grandes banques publiques qui gèrent plus de 80% des dépôts et des actifs. A titre d'exemple, la BEA dépend d'un seul client, la Sonatrach (Société nationale pour la recherche, le transport et de la commercialisation des hydrocarbures en Algérie) qui représente plus de 75% de son produit net bancaire. Mais aussi réduire les coûts du risque de défaut. Depuis plus de 10 ans, le gouvernement y a injecté près de 45% du PIB pour couvrir le déficit des banques. Dans ces conditions, les banques publiques se trouvent dans l'incapacité de répondre aux demandes de ressources du secteur productif solvable. Lorsqu'elles le font, principalement pour du crédit à court terme à plus de 50%, les taux d'intérêt proposés sont très élevés. Cette privatisation vise aussi à améliorer le système de paiement et de communication. Le système actuel repose sur des procédés et des techniques obsolètes qui rallongent les délais de traitement des demandes de financement. Le CPA est la première des trois banques d'Etat privatisables avec la Banque de développement locale (BDL) et la Banque nationale d'Algérie (BNA). L'Etat doit céder 51% du capital de la banque qui peut rapporter 1,5 milliard de dollars au Trésor algérien. L'opération du CPA aura une vertu pédagogique. Elle permettra de voir comment se déroule la vente du CPA avant d'entamer celle des deux autres.


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