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Une filiale de Generali investit dans la “shariah compliant”
Assurances
Publié dans Le Maghreb le 07 - 03 - 2011

Un cabinet en gestion de patrimoine lance un contrat d'assurance vie qui proposera prochainement des fonds charia compatibles.
C'est une nouvelle manière d'élargir le nombre des épargnants potentiels. A l'occasion du lancement de son contrat d'assurance vie Alpha Vie, le cabinet en gestion de patrimoine DGCA (Dupont Conseil Gestion Associés) annonce que, parmi les supports proposés à la souscription, figureront bientôt des fonds " charia compatibles " (shariah compliant en anglais). Une perspective qui pourrait intéresser les quelque 5 millions de musulmans vivant en France, désireux de mettre leurs finances personnelles en conformité avec la loi islamique. Pour être " charia compatible ", un produit doit répondre aux principes de la finance islamique, qui sont au nombre de cinq. Il s'agit de l'interdiction de l'intérêt (Riba) et de l'usure. Ce principe interdit le gain abusif et injustifié généré par une transaction déséquilibrée, l'interdiction de l'incertitude (Gharar) et de la spéculation (Maysir). L'islam prohibe toute forme de contrat dans lequel le droit des parties contractantes dépend d'un événement aléatoire, la règle du Haram ou des secteurs illicites. Sont ainsi proscrits les investissements dans les activités liées aux jeux de hasard, au tabac, à la pornographie, à l'alcool, à la filière porcine, à l'armement offensif ou encore à l'industrie des loisirs et l'obligation du partage des profits et des pertes et l'adossement à un actif tangible. La finance islamique impose aux investisseurs de s'engager dans l'économie réelle. Il faut dire que la finance islamique promeut l'investissement dans des actifs tangibles : les investissements doivent être adossés à des actifs réels. Au-delà de ce premier critère discriminant, les financiers musulmans ne dérogent pas à une règle d'or : le banquier n'est pas prêteur mais co-investisseur et donc partenaire du projet financé. Ses revenus correspondront à une quote-part des résultats issus du projet financé. L'exigence d'un audit approfondi des potentiels projets à financer ainsi que l'accompagnement des entrepreneurs pendant les phases de recherche, de lancement et de vie de projet permettent d'éviter une dilapidation de capitaux reçus et une gestion qui s'est, jusqu'alors, révélée salutaire. Le très célèbre principe des 3P (Partage des Pertes et Profits) conduit de manière systématique, le banquier (investisseur) à une vigilance accrue quant à la pertinence du projet financé. La différence de comportement entre l'investisseur " islamique " et l'investisseur " classique " en matière de bourse pourrait être explicitée en deux points. Le premier est investisseur à moyen et long termes, l'autre est, le plus souvent, spéculateur de court terme, profitant des écarts de cours sur un titre. D'ailleurs certains savants musulmans ont pu émettre l'idée de cycle d'investissement concernant l'achat d'actions.
La durée de détention d'un titre de société intervenant dans le domaine agricole pourra par exemple correspondre au temps nécessaire pour semer, récolter et commercialiser. La décision de vente du titre sera alors justifiée par une véritable stratégie d'investissement mesurée par le retour sur investissement post-cycle de récolte. Dans leur ensemble, les principes majeurs de la finance islamique, sans se targuer d'être des antidotes absolus pour l'ensemble des maux, constituent un corpus de normes dont la vocation profondément éthique permet de fixer de solides garde-fous aux acteurs de la sphère financière. L'un des défis majeurs de la finance islamique, ou du moins de celui de ses partisans, sera celui de résoudre un paradoxe qui semble être un véritable casse-tête pour les hommes modernes que nous sommes : allier croissance vertigineuse à exemplarité morale. Les analystes de S&P relèvent par ailleurs, que le développement de la finance islamique devrait notamment être soutenu par des avancées dans les pays non musulmans, en particulier l'Europe de l'ouest. Ils citent la France, l'Italie et Malte. Toutefois, ils soulignent que des interrogations demeurent quant à la véritable capacité d'implantation de la finance islamique dans cette zone. L'agence cite, à ce propos, les obstacles réglementaires, notamment en matière fiscale et les incertitudes concernant la demande pour les produits conformes aux principes de la Charia. "La visibilité manque quant à l'intérêt des musulmans pour l'offre de banque islamique et la capacité de ces produits à attirer des non musulmans", note S&P dans l'étude.


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