La commission chargée de l'étude et de la rédaction des propositions relatives à l'amendement de la Constitution sera installée prochainement, a annoncé, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, lors d'un entretien accordé au journal "Echourouk" publié, hier. M. Ould Kablia a ajouté dans ce contexte que l'atelier chargé de l'amendement de la Constitution "sera ouvert au cours du premier trimestre 2013", estimant que le dossier consacré à ces amendements sera clos au cours de la même année. Le ministre a précisé qu'au cas où "ces amendements influaient sur l'équilibre des pouvoirs, la Constitution sera impérativement soumise au référendum". Dans ce cas "Nous ne nous contenterons pas de l'adoption du Parlement et c'est le peuple qui tranchera", a-t-il affirmé. M. Ould Kablia réaffirme la position de l'Algérie sur la crise malienne. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia a réaffirmé, lors du même entretien, que l'Algérie est contre une intervention militaire au Mali. "L'Algérie est contre une intervention militaire au Mali et préfère une solution pacifique et politique basée sur l'intégrité territoriale de ce pays et sur les négociations entre les populations du nord et les autorités centrales à Bamako en vue d'élargir les prérogatives et non pas les territoires", a précisé le ministre. Il a ajouté que l'Algérie déploie des efforts pour unifier la vision et le discours des partisans du mouvement "Ansar Eddine" et des Touareg afin d'entamer le dialogue avec le gouvernement malien, affirmant, en même temps, que "l'Algérie ne cèdera jamais aux injonctions d'aucune partie, concernant la question malienne ou une autre question". Concernant la proposition de la CEDEAO de donner l'autonomie au Mouvement national de libération de l'Azawad, M.Ould Kablia a souligné que "ce n'est pas la CEDEAO ni quelqu'un d'autre qui donnera les conseils aux Azawads ou aux Touareg sur leurs sorts, mais ils le définiront eux-mêmes".